Soixante-quatre mètres carrés

Voyage tranquille au fond de mon jardin... et un peu plus loin.

samedi 3 octobre 2009

Petit tour au jardin, 26 septembre.

Jardin 260909 (15)pluieÇa et là, les perles ont été semées cette nuit par je ne sais quel malicieux génie. Sur les feuilles effilées du bambou brasillent des gouttes de pluie, fragiles et frémissantes.Jardin 260909 (14)pluie Les coccinelles osent à peine y songer les yeux ouverts. Elles y plongeront peut-être le bout d’une antenne, histoire d’entamer une toilette sommaire.
Jardin 260909 (5)pluie

Juste à côté, quelques fleurs couleur soleil s’éclatent en coquetteries ultimes, désireuses de plaire en bouquet suprême. Se faire espérer, plaire et mourir heureuses. N’est-ce pas le rêve de toutes Belles ?

Copie de Jardin 260909 (2)pluie Les althéas tentent d’émerger en hissant haut des branches estivales de bien faible notoriété. Rien ne leur servira de se hisser, les trompettes automnales ont déjà sonné. Sais-tu que ces arbrisseaux sèment leurs graines à mon insu et se régénèrent ainsi, discrètement d’abord puis avec cette effronterie qui les caractérise ? J’en retrouve partout ! Je les rempote avec les moyens du bord et les offre à qui veut se laisser envahir les plates-bandes.Sympa le jardibricoleur, non ?

Jardin 260909 (3)pluie Copie de Jardin 260909 (4)pluie

Mes chaises s’ennuient un peu. Elles se mettent autour de la table mais leur conversation tourne en rond. Elles ne savent toujours pas dans quel coin se poser. Parfois, je leur tiens compagnie, quand elles daignent accueillir le soleil et quelques degrés centigrades. C’est un endroit que les papillons visitent, glissant leurs ailes fragiles où bon leur semble. Ils savent qu’ils sont les bienvenus.Jardin 260909 (19)pluie copie

 

Dans un recoin, boudeur et bourru, mon vieil arrosoir attend le soir pour plonger son nez dans les affaires des hôtes. Il connaît tout. Il abreuve les uns, désaltère les autres, glougloutant à qui mieux-mieux. Il fait s’épanouir les secrets engourdis… Le plus souvent, je préfère l’abandonner dans les bras de la gouttière percée. Il se régale alors des incontinences du larmier. Son trop-plein de pluie étanchera la soif des gracieuses qui offriront leur corolle au sourire du jardinier.

Lilas des indes et hydrangéa Contre le mur du garage, le lilas des Indes parachève sa floraison estivale. Il fut le roi de cet été, lui le chétif arbrisseau occitan perdu dans mon septentrion.
« Jamais il ne s’épanouira chez toi ! » disaient les incrédules.
Hydrangéa et Lilas des Indes Je lui ai offert un mur immaculé, un été torride, une terrasse accueillante et quelques heures de sieste. Il m’a remercié deux mois de suite, du matin jusqu’au soir, acceptant ma compagnie et celles des abeilles.Jardin 260909 (17)pluieLa petite fée ne m’a pas rendu visite cette année. Son sourire s’enracine dans les antipodes. C’est pour cela qu’à mon été il a manqué une couleur. Une couleur qui s’est blottie pour quelques mois encore juste derrière l’horizon. Aujourd’hui, mon jardinet entre dans son automne, tranquille.

lundi 27 octobre 2008

Quelques notes de pluie

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La pluie officie sur les vitres récemment nettoyées. J’aime les vitres propres, sans doute à cause d’un port éternel de lunettes, les lentilles m’étant interdites. Je suis entré dans la pièce pour y déranger le silence qui s’y reposait depuis trop longtemps. Inutile de choisir un CD, il était en place. Jean-Sébastien Bach pour débuter, comme d’habitude. Bien installé dans mon fauteuil scandinave, je regarde les passants pressés passer sous la pluie persistante. Les feuilles des bouleaux pleureurs se chagrinent sur le boulevard et tourbillonnent avant de s’amollir dans un coin. Les voisins d’en face ont fermé leurs volets et se livrent à des heures bleues.

Curieusement, la musique se fait discrète et circulent des questions futiles. Ce sont les seules que je tente de comprendre, je laisse les autres à ceux qui en veulent.

Pourquoi tu n’écris pas plus souvent ? Parce que je n’ai rien à écrire, tout simplement ! Parce l’ordinateur n’est pas toujours disponible ! Parce que mon clavier est en panne d’encre ! Parce je fais mes courses dans le magasin du coin et que j’y rencontre Daisy et Philippe avec qui j’aime me tailler une bavette ! Ou Marc et Béatrice ! Parce mes godillots m’emmènent en vadrouille pendant quelques heures à l’autre bout du canton et qu’il faut en revenir ! Parce que le robinet de la cuisine fuit et que je n’ai pas le bon joint et qu’il me faut courir chez le fournisseur !... Et puis aussi…parce que !

Tu chausses du combien ? Jusqu’à maintenant, je chausse du quarante trois !

Comment ça va ? Je vais fort bien et j’espère que ça va durer !

J’ai donc répondu à trois questions importantes, dignes d’avoir une réponse. Pour les autres, il faudra attendre que la pluie cesse de perler, que l’automne laisse sa place à la saison suivante, que mon thé refroidisse juste ce qu’il faut…

Le silence de cathédrale de tout à l’heure a été rompu avec talent. Je change de registre : un disque des Pink Floyd. À chacun ses goûts !

Dehors, les gouttes de pluie se disputent la place sur les baies. Je n’ai pas envie de sortir mais plutôt un furieux désir : celui de confectionner une tarte au sucre. Tu sais, la fameuse « tart’au chuc » des Chtis ! (Qui a dit que ça faisait grossir ? Les mauvaises langues !... comme d’habitude !).

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Remue-ménage dans la cuisine. Farine, sucre et patati et patata… Ce soir, une belle part au dessert, ne serait-ce que pour vérifier l’exactitude des dosages, du bon usage des ingrédients, du bon fonctionnement du four… Je passe sur le reste.

Retour dans le fauteuil. La pluie officie sur les vitres récemment nettoyées. Je regarde les passants pressés passer sous la pluie persistante. Les feuilles des bouleaux pleureurs se chagrinent sur le boulevard et tourbillonnent avant de s’amollir dans un coin.

La tarte se dore…

Je m’endors…

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Posté par Tonton J à 02:03 - Humeur du moment - Commentaires [32] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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lundi 21 mai 2007

Mon érable pourpre déplie ses feuilles…pourpres.

Comme chaque année depuis plus de trente ans, mon érable pourpre déplie ses feuilles…pourpres.

 ERABLE_POURPRE_21MAI2007_TJDepuis deux ans, il vit auprès d’un petit groupe de clématites très coquettes mais bavardes. Il adore lever ses bras tout neufs vers l’azur et se laisser entortiller intimement par des tiges vertes et tendres. Quelques fleurs pointillent les lignes verticales et attirent quelques insectes farfouilleurs. Un petit monde sympathique qui a l’air de bien s’entendre.
Quand la pluie tombe dans le silence, alors les gouttes et les feuilles chantent à l’unisson. Leur concert capte mon attention et je n’arrive pas à m’en détacher. Ensuite vient le ballet des cascatelles miniatures qui dégringolent les unes après les autres dans un ballet bondissant. De la plus haute à la plus basse, elles viennent changer de direction sur mes sabots de bois quand je n’y prends pas garde.
Il est plaisant cet orchestre naturel. Un jardin, même tout petit, sait chanter en toutes circonstances. Les oiseaux n’hésitent jamais à prêter voix forte. J’allais dire « main forte » mais je ne désire pas mettre les pieds en un domaine où je risque de perdre la tête en voulant manœuvrer les mots au doigt et à l’œil.

N’empêche que c’est un p’tit bonheur cet érable !

Posté par Tonton J à 18:45 - Les P'tits Bonheurs - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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jeudi 17 mai 2007

Quelques nouvelles des Rhodotensias...

 

 

Rhodotensia_17mai2007

Notre couple coule des heures paisibles, les pieds bien au frais et la pelouse en guise de couette moelleuse. L’herbe dégouline de pluie de printemps et nos amoureux se tiennent les pétales. Les étamines se tissent des souvenirs et les soupirs des pistils se laissent dorloter par les insectes gourmets.

Épousez-vous mes couleurs ! Que mes yeux s’emplissent de ces sensations auxquelles on pense en hiver !
«
Et quand le ciel se fera gris, je me souviendrai des jours de lumière. »
Aujourd’hui, je ne me suis pas assis sur mon banc de pierre. Un escargot y faisait une sieste de goret. J’ai visité la charmille et les buissons. La grive n’a pas apprécié ni le chat qui la surveillait, bien calé en équilibre sur le panneau de bois.
La dernière pluie de la soirée m’a poussé vers la maison et j’ai laissé mon petit monde s’endormir…

 

 

Posté par Tonton J à 23:33 - J'ai fleureté avec mon jardin... - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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