Soixante-quatre mètres carrés

Voyage tranquille au fond de mon jardin... et un peu plus loin.

samedi 31 octobre 2009

Le banc de pierre est vide...

Jardin 171009 (13) Le banc de pierre est vide. Un immense abandon s’habille de parfums du soir, préparés par les ardeurs d’une journée ensoleillée. Ces exhalaisons qui se colorent de paix, de tendresse, de calme, de quiétude. Mes pensées s’imprègnent de ces couleurs que je suis seul à percevoir en ces lieux.
Au-delà du charme pyramidal arrive sans bruit une chauve-souris enjouée. Ivre de joie de vivre, elle pirouette dans mon ciel et se gave sans modération de quelques insectes téméraires. Je me demande souvent où elles peuvent se nicher. Je sais qu’il existe des nichoirs spécifiques, il faut que je me renseigne.
Je suis assis sur le banc de pierre.
Les dernières lueurs du jour abreuvent les nuages qui osent à peine frôler les limites marquées par un horizon rougissant. J’aime être surpris par des oiseaux qui passent hâtivement, pressés de rentrer au nid.
Un vol silencieux.
Un vol qui ne laisse aucune trace dans la mémoire des hommes.

Jardin 171009 (7) Ce soir, mon Gégé fermera les volets bleus pour mieux apprécier la paix retrouvée dans ses montagnes. Les murs de pierre lui assureront chaleur et sécurité. Les flammes de la cheminée chanteront sans moi cette fois-ci. La vie n’a pas toujours les couleurs des arcs-en-ciel qu’on lui souhaite. Je le rejoindrai aux prochains beaux jours.

Jardin 171009 (12) Je suis encore assis sur le banc de pierre.
La nuit vient caresser la charmille engourdie. Le crépuscule excite trois moustiques qui m’enrubannent la tête de rondes obsédantes. La nuit dernière, l’un d’entre eux a tenté de goûter à ma personne mais un sycophante de ses amis l’a dénoncé au dernier moment. Ce qui fait qu’après quelques gestes épiques, deux anophèles se réveillèrent morts à mes côtés.
L’affaire de l’oreiller sanglant à la Une du petit déjeuner. Point de tristesse ni de larmes.
Une journée de héros commence.Jardin 171009 (4)

Posté par Tonton J à 03:33 - J'ai fleureté avec mon jardin... - Commentaires [29] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

samedi 19 septembre 2009

Debout dans mes soixante quatre mètres carrés...

Jardin 160909 (2)

 

Debout dans mes soixante quatre mètres carrés, j’aime regarder le soleil prendre ses quartiers de l’ouest.
Jardin 160909 (4) Au début de l’été, je reste assis sur le banc de pierre. Une pierre de grès récupérée il y a bien longtemps au bord de la route. Elle me tendait les bras, abandonnée par un ingrat. Ces pierres se trouvaient nombreuses, disséminées au hasard des décharges ou des travaux. Combien d’entre elles sont ensevelies dans le fond de tranchées ou de dalles coulées, dans un lit de bêton, oubliées à jamais ?
Jardin 160909 (6) Ou alors je m’installe sur une des chaises orange dénichées dans un magasin des environs. Bien confortables et vivant en couple, elles occupent une étagère de mon garage pendant la froide saison. Une belle et grande étagère où règne en maîtresse une triple échelle solitaire.
Jardin 160909 (5) Je reste assis jusqu’aux dernières lueurs. Banale activité me diras-tu ? Peut-être… mais pour qui a été privé un jour de lumière, cette activité est vitale ! Je suis myope, tu le sais également. Le dernier geste avant de m’allonger sur un lit est de poser mes lunettes juste en dessous, prêtes à être saisies au premier bruit, ou à la première lueur du jour… Il me faut les chausser! Ultime lueur du jour, initiale lueur du jour. Je me débrouille pour ne pas les manquer. Dans la mesure du possible.
Jardin 160909 (7) Titannick m’a démontré un jour que je devais en manquer souvent de ces moments-là ! Non ! Lui ai-je répondu. Sa seule présence était lumière. Et ma journée était complète. Que ne ferais-je pas pour dénicher un gros bisou ?... Mais j’avoue qu’elle a raison. La vie est ainsi faite. Je n’ai pas toujours l’occasion d’être présent au spectacle. Alors, en ces moments un peu plus sombres, je me souviens des jours de lumière.
Jardin 160909 (8) Voila pourquoi mes journées grises sont ensoleillées ! Voila pourquoi je n’hésite pas à sourire à qui n’en a pas envie ? Il me le rend, plus ou moins timidement. Ou discrètement. Ou à sa façon. Mais je sens toujours la présence d’un sourire au fond des yeux, parfois au fond du cœur.
Jardin 160909 (9) Je connais bien le nom de deux ou trois réfractaires dont je tairai le nom car Rolland et Gilbert seraient fâchés. En général, je sors des magasins avec le sourire. Et j’essaie de le faire en toute situation, comme hier, à la Sous-Préfecture. Mais où en étais-je ?
Ah oui !... Le coucher de soleil...
Jardin 160909 (13) Je bavarde et le temps a changé de dimensions. Il est de l’autre côté du monde maintenant. Qu’il était beau le lever du soleil de ce matin !
Et que tu étais belle au sortir de ta nuit !Ne me demande pas comment je le sais...
Et toi aussi ! Je t’imagine engourdie, dépliant tes bras, avide de les croiser avec d’autres.
Mais toi aussi ! Ne crois pas que je ne t’imagine pas ! Je te vois te lever, la tête tournée vers la première lumière de la journée.
Jardin 160909 (14) Il fera très beau demain matin.J'irai peut-être au marais.

Debout dans mes soixante quatre mètres carrés, mes gigantesques soixante quatre mètres carrés, j'ai pris quelques photos, rien que pour toi.

Jardin 160909 (15)

Jardin 160909

dimanche 21 juin 2009

Banc de bord de mer.

Copie_de_Quiberon_mai09__308_

La vieille dame était assise sur un banc de pierre blotti au pied d’un haut mur de Saint-Pierre. Appuyée sur une canne élégante, elle m’observait, non pas du coin de l’œil, mais bien dans l’axe. À peine arrivé sur cette plage, j’avais senti son regard se poser sur moi. Pas un regard hostile, non. Plutôt amicalement moqueur. Dans ces cas-là, je n’hésite pas : droit au but, j’ai marché vers elle.  
« C’est vous le monsieur du Pas-de-Calais ? Je vous ai vu arriver dans la maison de ma fille… C’est mon gendre qui vous a accueilli ! Il est gentil mon gendre ! »   
Et sa langue se délia pendant de longues minutes. Je savais tout : la plage et le port, la vie du village et la messe du dimanche, le pain du boulanger et le lard grillé du charcutier local…   
Ce lard grillé, une gourmandise ! Je ne sais pas quel est le « truc » mais je l’aborde comme une gourmandise. Croustillant et moelleux, parfumé et délicat. Nul besoin de fourchette ou de couteau, j’y mords à belles dents.   
« Oui, Madame ! J’ai fait la connaissance de ce mets. Et je m’en fais une fête !... » Et je lui racontais les en-cas improvisés que j’accompagnais d’un morceau de pain tranché au couteau.   
Je lui racontais les bouts de doigts que je léchais afin de ne rien perdre du festin.  
Je lui racontais mes lèvres luisantes parsemées de croustilles happées par le bout de la langue.  
Je lui racontais mes yeux gourmands rivés à la croûte dorée, mon regard envouté par une cérémonie Curnonskyenne.  
Je lui racontais mes oreilles imprégnées de ces petits craquements de gaufrettes. Je lui racontais mes narines grandes offertes aux senteurs de cette spécialité locale…   
Je lui racontais tout. Appuyée sur sa canne, elle me regarda fixement, d’abord avec un sourire grandissant. Brusquement, elle happa mon épaule. Je sentis une petite main nerveuse s’appuyer fermement.   
Je lui offris mon bras et je la déposai à sa porte. Je l’ai revue deux fois lors de mon séjour. Cinq fois lors du suivant. Racontée par elle, la plage avait un petit air d’ailleurs, tout en restant au bas du mur de pierre.   
Était-elle la gardienne des lieux ?

Normandie_mai09__170_

PlageNormandie_NB_1

Posté par Tonton J à 07:00 - Vacances en Bretagne - Commentaires [24] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mardi 7 avril 2009

Tu as poussé la grille...

Tu as poussé la porte et la grande grille en fer, tu es venu t’asseoir comme un très vieil ami qu’on attend chaque jour. Les bruits du boulevard se dissolvent dans l’air et n’ont plus de raison d’être.  
Tu es là, c’est l’essentiel.    
D’abord le regard que l’on échange. Une carte de visite en quelque sorte. Oui, c’est bien toi et je suis heureux. Oui, c’est bien moi et tu es heureux.    
Viennent ensuite tes petits gestes. Tu caresses l’herbe fraîchement tondue, tu en respires l’haleine. Tu m’avais conseillé de tondre et tondre et tondre. J’ai tondu, tondu, tondu. Le gazon est plus uniforme qu’une moquette. Fils de la terre, tu ne l’as pas oublié.    
Les moineaux effrontés viennent jusqu’à nos pieds, quémandant quelques miettes. Eux sont nés des gouttières, ils ignorent les bonnes manières. Sur notre banc de pierre, nous nous parlons de nous. Pas d’ennui de santé ? Rien qui vaille la peine d’être étalé. Quelques soucis d’argent ? La fin du mois approche. De quoi se plaindre alors ? De rien, évidemment !    
Il est beau ton jardin ! Mais c’est aussi le tien ! C’est à moi ? C’est à toi ! On ne se le dit pas, on le sait, ça suffit.    
Vient ensuite l’heure du thé. Nous n’en buvons jamais. De l’eau pour notre soif, de la bière pour le plaisir. Allez viens mon Gégé ! Ils viennent de nous lire, on boit une gorgée à leur santé !

Et tu sais quoi? Et si on leur offrait un petit coup de notre coucher de soleil?...   

COUCHER gégé 1

    COUCHER gégé 2

 

Et un rêve de truite!    

COUCHER gégé 3

samedi 7 février 2009

L’été. Un soir. Le banc de pierre. Quelques mots en passant...

Douceur de l’air. Atmosphère calme. Les chiens de Michel sont rentrés. Ou dorment déjà. Le fils des voisins ne joue pas du violon. Les moustiques sont en congrès. Le boulevard a dû être interdit à la circulation.

Seul le bruit de quelques neurones trouble l’ambiance…

Je me demandais pourquoi j’ai pris l’habitude de m’assoir sur mon banc de pierre… Pour regarder le Monde qui passe…

Je fais donc comme tout le monde : je suis en attente de quelque chose qui va arriver, d’un évènement, d’un futur proche ou lointain…

J’ai ouvert une bouteille de bière brune dont le nom commence par « roche » et se termine par « fort ». Il est hors de question que je fasse de la publicité !

Pourquoi ai-je ouvert cette bouteille ? dans l’intention de la boire !

Je suis allé au marché pour acheter de quoi manger.

J’ai ouvert la porte pour sortir.

Tout ce que je fais maintenant serait conditionné par ce qui suit ? 

J’ai vite abandonné mes réflexions…pour boire à votre santé !

J’en connais qui vont se dire : TJ se laisse aller ! 

CHEMIN_G_g_

Février 2009. Je viens d’entamer ma soixante-deuxième année. Je regarde par-dessus mon épaule et je dénombre quelques printemps. Ceux passés près de toi, ceux passés près de vous, ceux que je n’ai pas vu passer. Il en est que je n’ai pas eu le temps d’apprécier. Les suivants sont à vivre. Et à partager. Avec toi, avec vous.

jeudi 30 octobre 2008

Lignes endormies

J'avais écrit ces lignes il y a quelques mois. Elles s'étaient endormies mollement dans un coin du disque dur, elles sentaient que je ne les aimais pas beaucoup. Et puis il y a eu une petite lumière dans la nuit qui m'a incité à les publier ici. Bien sûr, j'ai cherché une photo pour illustrer mais comme tu peux le constater, je l'avais déjà prise il y a quelques temps. Vraiment pas doué pour les collages, j'ai utilisé les feuilles récupérées dans un coin de mes soixante-quatre mètres carrés!

Tu te demandes peut-être pourquoi j’aime m’asseoir sur mon banc de pierre alors que l’air se rafraichit ? C’est qu’il est le seul endroit où je peux méditer dans le calme et la sérénité. C’est le seul endroit où les visages de ceux que j’ai aimés viennent se blottir sous mes paupières, nimbés dans de doux souvenirs. Je préfère l’heure de la grande bascule, quand l’air du jour cède la place à l’air de la nuit.

S’intercalent ensuite les visages de ceux que j’aime. L’harmonie du bouquet se fait seule, au gré des hasards de la chimie de mon cerveau. Tu ne seras pas surprise si je te disais que souvent mes bras se referment sur le vide. Pas sur le néant. Elles et Ils sont plus loin que la longueur de mes membres. La terre tourne et les visages passent. Pourtant, j’aurais tant besoin de serrer, d’embrasser et de caresser aussi. J’ai besoin d’aimer, de partager et d’échanger également. Dans les minutes moites qui précèdent le soir profond, il m’est plus facile de leur parler en secret. Car il ne faut pas que ça se sache ! Il ne faut pas que l’on sache que je converse encore avec les contemporains qui vivent loin et les absents qui sont si près. Pourquoi ? Me demandes-tu ? Tu peux demander, je ne te répondrai pas. Je ne donne pas de réponses quand je n’en ai pas. Tu le sais bien.

Le petit chat est fâché après moi. J’avais oublié que nous ne vivions pas dans la même dimension. Il n’a pas apprécié mes caresses. Ou les repas que je lui ai offerts. Il a déjà oublié que je l’avais nourri au biberon quand il s’était retrouvé seul, bousculé par les vicissitudes de la vie. Je n’espère qu’une chose, qu’il revienne se frotter contre moi. Je le reprendrai comme autrefois, en le respectant.

Me voici dans le bureau. Mon bureau. Mon domaine. J’y vois venir la nuit, parfois poindre le petit jour. Les merles des étés naissants s’y font entendre par la fenêtre toujours ouverte. Ou entrouverte. Les livres se sont endormis  mais la poussière ne parvient pas à les tenir au chaud, j’y veille. Un véritable cocon de papillon nocturne. 

AUTOMNE_coins_coll_s

Posté par Tonton J à 11:42 - Humeur du moment - Commentaires [25] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

vendredi 19 septembre 2008

Et toi, dis-moi, tu as un jardin ?

JARDIN_blog_4Ne pense surtout pas que mon jardin soit livré à lui-même. Depuis plus d’une trentaine d’années, il est devenu un compagnon très intime. Nous avons appris à nous façonner mutuellement. Il a connu mon exaltation à vouloir planter de grands arbres, des haies bétonnières en conifères, tout ce qui n’est plus aujourd’hui. Ces premiers aménagements ont disparu au profit d’une charmille qui, au fil des années, avait pris une taille gigantesque. Elle en est réduite aujourd’hui à une petite haie mignonnette abritant de petits oiseaux rigolos. Cette nouvelle disposition, beaucoup plus claire, m’a beaucoup aidée dans ma façon d’appréhender mes soixante-quatre mètres carrés. Je peux t’avouer que de nombreux secrets et de multiples confidences sont enfouis sous des mottes secrètes. Nombreux sont les oiseaux qui sont passés par ici. Je ne connais pas leur nom, hormis les merles, les grives, les mésanges bleues, les mésanges charbonnières, les mésanges à longue queue, les pinsons, les fauvettes, les moineaux, les rouges-gorges, les pigeons-ramier, les tourterelles, les étourneaux, un tout petit oiseau à queue courte et verticale… Si d’autres sont passés, c’est à l’insu de mon plein gré.

JARDIN_blog_3Dans un coin, j’ai installé un banc de pierre. J’avais récupéré de gros blocs de grés et les ai simplement empilés. Des fougères, des plantes de terre acide se sont installées ainsi qu’un tamaris de printemps qui m’étonne par sa vigueur. J’aime sa façon de me saluer les jours de grand vent. Je lui rends la politesse. Les mille-pertuis s’éclatent, le bambou nain bruisse au moindre zéphyr, les buddleias enivrent les papillons et les abeilles, le laurier-tin se prépare sans cesse à une floraison hors du temps. Il y en a d’autres que les touches de mon clavier ne connaissent pas encore. Les grands pots du nord-ouest attendent la prochaine migration car je les promène au gré des saisons. Ainsi, mon jardinet se fait mouvant.

JARDIN_blog_2Les hibiscus se régalent dans cet endroit et me gratifient de fleurs diverses tout au long des beaux jours. Ils sont les points de repère inamovibles.

 

Tu vois, ces quelques mètres carrés, je les adore. Quel plaisir de les voir frissonner le matin au premier appel du soleil ! Quel ravissement de capter les discrets parfums de la terre cultivée ! Quel bonheur d’y déposer ses humeurs, ses secrets, ses confidences et quelques gouttes de sueur de temps à autre !

Et toi, dis-moi, tu as un jardin ?

JARDIN_blog_1

samedi 26 juillet 2008

Fleurs du Jardin

BANCdePIERRE_260708

Ne me cueille pas de fleurs, elles sont gracieuses au jardin.
Les abeilles, les lutins viennent y cacher leur peine,
leurs pleurs, leurs joies et leurs rires.
Leur as-tu jamais conté l’un de tes tourments, aussi futile soit-il ?
Et si tu ne sais pas comment dire les mots,
voici l’une des clés des champs :
Un jour où le temps te conviendra, penche-toi à leur niveau, écoute-les…
Moi je connais des histoires de pétunia,
Des histoires de roses bien sûr, si tu les aimes.
Des histoires de fleurettes qui te feront sourire.
Je te l’assure, ce ne sont pas des sornettes !
Il faudra que tu viennes sur le vieux banc de pierre.
Ce sont des pierres magiques dont les hommes ont oublié l’histoire
mais qui ont un don : celui de tout expliquer et de tout comprendre.
Un patriarche de mes amis craint qu’elles n’éveillent des douleurs endormies.
L’eau bénie sur l’absinthe le ferait changer d’avis, j’en suis assuré.
Mais toi qui sais m’écouter, me comprendre,
n’appréhende pas les rigueurs minérales.
Viens t’asseoir sur mon banc, sans un mot, dans une pause vespérale,
et partager en sourire quelques gouttes de bonne humeur,
histoire de nous désaltérer à la fontaine de l’amitié.
Je t’ai déjà raconté ce que j’ai vu du monde au-delà de la haie,
des gens qui m’ont aimé,
de ceux qui m’ont trahi,
de ceux que j’aime,
de ceux qui m’aiment.
Et si tu fermes les yeux,
je te raconterai ceux que j’ai à rencontrer,
ceux que j’ai encore à aimer, parfois malgré eux.
Je verrai leur visage sur tes paupières apaisées.
Et on boira à leur santé,
sans oublier de rafraîchir chaque gorgée avec nos sourires.

FEUILLUMIERE_260708

 

FEUILLUMIERE_260708_2

 

FEUILLUMIERE_260708_3

mercredi 23 mai 2007

La scolopendre et le banc de pierre

scolopendre




« Accueil  1