Soixante-quatre mètres carrés

Voyage tranquille au fond de mon jardin... et un peu plus loin.

dimanche 28 juin 2009

Un bon bol d'air

« Tu devrais écrire plus souvent ! »   
Voilà une phrase que j’entends parfois et à laquelle je réponds invariablement que je n’ai pas le temps !    
Dès le matin, mon emploi du temps « au vert bouquet ». (Je ne sais pas trop pourquoi ma belle-sœur répète ces mots mais elle court, elle court, elle court… Et comme j’aime bien ma belle-sœur, j’aime bien ses mots également,… quand elle a le temps !).    
Il faut que je te dise qu’un jour ma belle-sœur « au vert bouquet » m’a emmené en voiture à son bureau. Elle possède une espèce de petit bolide « décape aux tables » qui vous remue le déjeuner en quelques minutes entre deux feux rouges. Je n’ai jamais traversé la ville aussi vite ! Pour te dire, je n’ai même pas vu la couleur des feux ! D’ailleurs, des couleurs, je ne devais pas en avoir beaucoup !...    
Elle s’est garée juste devant le bureau ! Elle fait partie de ces gens qui trouvent toujours une place pour la voiture et au bon endroit. Et hop ! Un créneau par-dessus le marché ! Quand je prends mon automobile pour me rendre en ville, c’est toute une expédition : d’abord, je cherche une autre solution mais c’est souvent peine perdue.    
Je me demande à chaque fois comment on peut se déplacer sans enfreindre le code de la route ?    
Au signal « stop », j’ai l’habitude de m’arrêter. L’observation des autres conducteurs m’a laissé perplexe : aucun ne s’arrête ! De plus, je me fais baptiser de noms d’oiseaux exotiques et klaxonner quand je respecte le panneau. Si « stop » signifie « Alors Grand-père ? Tu avances ? » alors les mots « arrêt facultatif à la balise » doivent signifier « Fonce Papy ! » …    
On a réformé le code de la route et on ne m’a rien dit ?    
Nul n’est sensé ignorer la loi ?    
Et que fait-on du bon aloi ? Mais comme tu sais que je n’aime pas la ville, je pense que tu comprendras que les occasions sont bonnes pour m’en éloigner, bien calés dans mes godillots ! Comme par exemple cette petite promenade en Normandie.    
Je ne sais pas si ce sera difficile pour toi mais essaie de t’imaginer une mer bleue. Pas un bleu bateau !…quoique… Imagine un bleu soleil avec des rayons tièdes que le vent agace parfois, juste pour t’asticoter le bout du nez et les oreilles.    
Imagine un sentier qui t’emmène tout en haut d’une falaise blanche et franche comme du bon lait.    
Imagine tes petits poumons qui se remplissent de « rumeurs océanes » et qui te font dire « Faut qu’j’arrête de fumer ! ». Il parait qu’il y en a encore qui fument ! Si !si ! Je t’assure !...    
Imagine donc que tes petits poumons soient devenus tout grands et pleins de bon air frais.    
Imagine que tu arrives là-haut, au bout du chemin et que tu vois :

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ETRETA 4ETRETA 9

ETRETA 11ETRETA 8ETRETA 3ETRETA 6

Je suis actuellement dans un petit coin de Bretagne, du côté de Perros-Guirec. J'ai mes godillots aux pieds et le nez au vent... ben oui, c'est un message "programmé"!

Une pensée pleine de tendresse et d'humeur marine à chacune et chacun d'entre vous!

PS:J'embrasse les personnes qui me prétendent paresseux!

Posté par Tonton J à 06:00 - Escapade Normande - Commentaires [33] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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lundi 27 octobre 2008

Quelques notes de pluie

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La pluie officie sur les vitres récemment nettoyées. J’aime les vitres propres, sans doute à cause d’un port éternel de lunettes, les lentilles m’étant interdites. Je suis entré dans la pièce pour y déranger le silence qui s’y reposait depuis trop longtemps. Inutile de choisir un CD, il était en place. Jean-Sébastien Bach pour débuter, comme d’habitude. Bien installé dans mon fauteuil scandinave, je regarde les passants pressés passer sous la pluie persistante. Les feuilles des bouleaux pleureurs se chagrinent sur le boulevard et tourbillonnent avant de s’amollir dans un coin. Les voisins d’en face ont fermé leurs volets et se livrent à des heures bleues.

Curieusement, la musique se fait discrète et circulent des questions futiles. Ce sont les seules que je tente de comprendre, je laisse les autres à ceux qui en veulent.

Pourquoi tu n’écris pas plus souvent ? Parce que je n’ai rien à écrire, tout simplement ! Parce l’ordinateur n’est pas toujours disponible ! Parce que mon clavier est en panne d’encre ! Parce je fais mes courses dans le magasin du coin et que j’y rencontre Daisy et Philippe avec qui j’aime me tailler une bavette ! Ou Marc et Béatrice ! Parce mes godillots m’emmènent en vadrouille pendant quelques heures à l’autre bout du canton et qu’il faut en revenir ! Parce que le robinet de la cuisine fuit et que je n’ai pas le bon joint et qu’il me faut courir chez le fournisseur !... Et puis aussi…parce que !

Tu chausses du combien ? Jusqu’à maintenant, je chausse du quarante trois !

Comment ça va ? Je vais fort bien et j’espère que ça va durer !

J’ai donc répondu à trois questions importantes, dignes d’avoir une réponse. Pour les autres, il faudra attendre que la pluie cesse de perler, que l’automne laisse sa place à la saison suivante, que mon thé refroidisse juste ce qu’il faut…

Le silence de cathédrale de tout à l’heure a été rompu avec talent. Je change de registre : un disque des Pink Floyd. À chacun ses goûts !

Dehors, les gouttes de pluie se disputent la place sur les baies. Je n’ai pas envie de sortir mais plutôt un furieux désir : celui de confectionner une tarte au sucre. Tu sais, la fameuse « tart’au chuc » des Chtis ! (Qui a dit que ça faisait grossir ? Les mauvaises langues !... comme d’habitude !).

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Remue-ménage dans la cuisine. Farine, sucre et patati et patata… Ce soir, une belle part au dessert, ne serait-ce que pour vérifier l’exactitude des dosages, du bon usage des ingrédients, du bon fonctionnement du four… Je passe sur le reste.

Retour dans le fauteuil. La pluie officie sur les vitres récemment nettoyées. Je regarde les passants pressés passer sous la pluie persistante. Les feuilles des bouleaux pleureurs se chagrinent sur le boulevard et tourbillonnent avant de s’amollir dans un coin.

La tarte se dore…

Je m’endors…

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Posté par Tonton J à 02:03 - Humeur du moment - Commentaires [32] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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