jeudi 3 juillet 2008
Bretonnade de juin 2008 (2) La Pointe de la Jument
Une
flânerie en solitude, manière que je préfère et de loin pour arpenter le
moindre recoin comme toujours, à mon habitude.
Voici la pointe de la Jument. Un sentier y mène facilement. Rien ne m’est plus cher que ces moments où l’horizon tout rond m’éloigne de la platitude.Ce sont les fougères qui ondulent, la terre battue qui disparaît sous une palme chlorophylle. J’oublie les vapeurs de la ville. Je ne pense qu’à respirer.
Du bleu soleil de l’immense baie,j’en
veux pour toute mon année. J’en veux pour partager avec ceux qui n’ont pu y
accéder.
Je
veux te donner du soleil, pas la chaleur torride qui brûle et qui afflige, non.
Rien que cette douceur qui nous cotonne au bord de l’âtre quand la bise se fait
cruelle. Rien que cette délicate sensation qui nous pousserait si
facilement au rêve. Écoute : voici mon amicale épaule : elle est pour
toi. Ne fuis pas le bord du chemin, la falaise n’est jamais assassine. Bien sûr,
les rochers s’écument et la mer se plisse les vagues à jouer ainsi depuis le
soir de la nuit des temps. Mais ce sont leurs jeux et les hommes n’en sont que
spectateurs impuissants et béats.
Alors fais comme moi, plonge toi dans cette
béatitude et laisse-toi porter… prends tes godillots, tes pieds te
remercieront. Prends ton sac et ton bâton de marche et suis-moi, le temps de
quelques lignes. Je ne te garantis pas le bout du chemin. Ce dont je suis
certain c’est que tu retrouveras une bouffée d’énergie assagie.
Un
pied devant l’autre encore et toujours. As-remarqué comme ton pas se fait léger ?
Tes sens t’emmènent plus loin que tu ne le crois ! L’air se fait léger et
les soucis tous envolés le temps d’une flânerie.
De
tels petits bonheurs, tu ne dois pas hésiter à les cueillir, même du bout des
yeux ou de tes pensées.
Tu peux me croire…
et pour ceux qui aiment la musique de Claude Debussy: Jeux de vagues (La Mer)-Debussy
lundi 30 juin 2008
Bretonnade de juin 2008 (1)
Mon fidèle Diésélito a encore dévoré les hectomètres et les
kilomètres à pleins pignons. et sans sourciller. Un ronronnement de luxe m’a
escorté jusqu’en Bretagne. J’étais déjà passé par Douarnenez et j’ai tenté
cette fois-ci d’y séjourner. J’ai donc loué un gîte…à l’écart de la ville.
Juste à côté. Seules les aubades d’oiseaux venaient perturber l’atmosphère d’un
matinal petit déjeuner. Je n’ai même pas entendu le son d’une
« mobylette » sauvage ! Le chien des propriétaires faisait
quotidiennement sa ronde sur la pointe des pattes. Étonnant !
Du Pas-de-Calais au Finistère, Diésélito m’a fait passer par
Rouen (Salut Michel !), Caen, Rennes, Lorient, Quimper…
Je me faisais la réflexion suivante : dans quelques années, qui saura encore le nom des départements qu’il traverse ? Connaître les départements français, c’est connaître la France, avec ses belles montagnes et collines, ses fleuves et rivières, ses plaines et vallées, ses Régions si belles, si riches et si différentes.
Quand on me demande si je voyage à l’étranger, je réponds invariablement :
-Quand j’aurai visité toute la France, dans ses moindres recoins, j’irai voir ailleurs !
À vrai dire, et je pense que tu le sais, j’ai déjà passé des
frontières, au Nord comme au Sud, à l’ Est comme à l’ Ouest. Dans une autre vie.
(Qui a dit que j’étais chauvin ?)
La Bretagne m’a donc tenu dans ses bras et j’adore que l’on
me tienne ainsi. On peut se dire des mots doux, s’échanger des caresses, se
regarder au fond de l’âme…

J’ai flirté avec la douceur du climat. Oui, j’ai bien dit la
douceur. Les images d’un figuier sont là pour témoigner. Il était trop tard
en saison pour photographier le mimosa en fleur mais il est présent au printemps, je peux
te l’assurer.
J’ai flirté avec un sentier côtier, me laissant dorloter par
le bruit du vent et des vagues. J’ai pris de pleines et franches lippées
gourmandes d’air océanique en pensant à ceux et celles qui auraient aimés
m’accompagner. Ils se reconnaîtront…
Je n’ai pu m’empêcher de passer une journée à Pont-Aven, une autre à Camaret, et sur la presqu'île de Crozon. Une merveille !
Peintures et galettes, balades et flâneries, pierres
oubliées.
Je te montrerai tous ces p’tits bonheurs tranquillement, je ne voudrais pas te saturer.
jeudi 29 novembre 2007
Rien de spécial en vue (3) ...J'aime bien...
Vous vous souvenez?
Voici la suite...
Quoi?...Vous ne voyez pas?
Là! C'est mieux?
Même sans les couleurs, c'est joli une Ondine!...
A visiter de long en large..
je veux dire: là..
http://www.tips.quiberon.info/francais/port-haliguen.htm
Bonne soirée!
Rien de spécial en vue (2) Pour les impatients...ou les curieux (ses)
Je savais que ce soir je m'étais engagé à publier une photo. Mais laquelle? Cette mémoire me fait parfois défaut... Heureusement dans certains cas... mais c'est une autre histoire...
Sur ce petit port breton (ben oui, "breton"!), à l'endroit même où Albert Dreyfus accosta le jour de son retour du bagne, une statue représente un marin scrutant la mer. Il regarde fixement...
mercredi 28 novembre 2007
Rien de spécial en vue.

Mais pourquoi fixait-il l'horizon avec tant d'insistance?
Je me suis glissé derrière lui afin de prendre une photo. Comme tu peux le constater, mon APN a bien rempli son office. Il a mis l'horizon dans la boîte. L'entrée du petit port breton semblait libre...
Rien de spécial en vue.
A moins que...
Oui, là!
Un peu plus à droite!
Dommage que je n'aie plus assez de courage pour publier la photo suivante!...
Va falloir attendre demain!...
enfin...ça dépendra de la marée!
vendredi 28 septembre 2007
Viens! Je t'emmène!...
Je t'emmène prendre un bon bol d'air.
En réalité, tu pourras prendre une franche lippée !
Ne te retiens pas ! Laisse-toi aller !...

Surtout, n'aies pas peur!
Je te donnerai la main s'il le faut.
Pose bien ton pied sur le chemin.
Arrête-toi quand tu veux.
Remplis ton cœur et tes yeux.
Tu t’en souviendras demain.
Laisse-toi porter par l’illusion
D’un horizon…horizontal.
As-tu vu cette vague qui caresse le rocher ?
As-tu remarqué comme ils s’aiment depuis si longtemps ?
lundi 24 septembre 2007
Repos à St-Pierre-Quiberon...
Une fois de plus, cet
ingénieux assemblage de pièces mécaniques automobile m’a emmené vers un endroit
que je ne suis pas prêt d’oublier. J’avais déjà traversé la presqu’île de
Quiberon pour me rendre sur Belle-Ile-en-Mer mais je n’avais jamais eu
l’occasion d’y arrêter mes pas. Chose faite cette fois-ci.
J’ai posé les valises, les
sacs et ma brosse à dents dans un gîte particulièrement bien agréable, situé
dans la commune de Saint-Pierre-Quiberon. Dès le soir, mes chaussures
trépignaient d’impatience ; elles avaient capté les clapotis de l’Océan
par delà le pâté de maisons. Je n’ai donc pu leur résister…
J’ai marché le long de la
plage, le temps de plusieurs vagues. Ce moment n’était que pour moi, comme je
l’avais décidé. Ce n’était pas de l’égoïsme. Je voulais d’abord m’occuper de
moi afin de mieux pouvoir m’occuper des autres.
Long moment de solitude
indispensable.…
L’absence du regard des
autres ne me gêne guère et me semble si douce. J’ai l’impression de marcher à
mes côtés. Je me dévisage plongé dans ma solitude si bienfaisante. Je sens
qu’elle me consolide, me conforte et me réconforte. Ma solitude est très belle
mais j’aurai tout à l’heure envie de le dire à quelqu’un…
« Le plus grand supplice serait d’être
seul au paradis » (Goethe).
Nuit calme et reposante. C’est le lendemain matin que mon APN, tiré de sa torpeur, put prendre cette photo :
vendredi 14 septembre 2007
Ça y est ! Les valises sont fermées.
Ça y est ! Les valises sont fermées.
Samedi matin, "à l’heure où blanchira la campagne, je
partirai…."
Tiens ? Ça me rappelle quelque chose !...
Je vais jeter l’ancre quelques jours dans un petit coin de
Bretagne,
blotti entre la mer et…la mer.
À bientôt !
jeudi 26 juillet 2007
Vague gourmandise

J’aime ces murs qui ondulent
entre l’ombre et la lumière. Ils nous abandonnent dans une incontestable
incertitude du moment et n’hésitent pas à nous convier près d’eux dès qu’un
oiseau s’y cache pour clamer ses sentiments. Nids douillets abandonnés ou occupés
restent invisibles à ceux qui ne veulent pas les voir.
Je m’étais agenouillé au
milieu du chemin, désireux de bien réussir la prise de vue. Deux promeneurs
marquèrent un léger temps de pause en passant à proximité, persuadés sans doute
de voir un quelconque pèlerin en extase.
Échange de sourires.
Quelques
pas dans la brise.
La mer n’était pas loin et
les cris des coursiers marins parvenaient à mes oreilles, atténués par les
bruits de la ville si proche. J’ai balancé ainsi entre deux mondes pendant un
long moment. Rivé sur place, je tournais ma tête lentement, comme pour mieux
déguster la vie qui grouillait. Une vaguelette plus hardie qu’une autre me tira
de ma dégustation en mouillant mes nouvelles chaussures. Trop tard pour reculer. Je
mettrai le vent et le soleil à contribution, ils me doivent bien cela. 
Yeux fermés. Front au vent.
Et pieds mouillés.
dimanche 20 mai 2007
Dans ce petit chemin...

Dans ce petit chemin...
Bonjour à tous les promeneurs du dimanche...
et aux autres!



















