Soixante-quatre mètres carrés

Voyage tranquille au fond de mon jardin... et un peu plus loin.

vendredi 14 août 2009

Les premières...

Ce sont les premières feuilles mortes qui réveillent mon attention. C’est la mi-août qui les a surprises en pleine abondance. Elles ne sont pas mortes de la prochaine saison mais bien de la présente, trop chaude et trop brûlante. Les bacs à fleurs mijotent des potées trop fleuries sous le feu du ciel. Vaincues, les reines d’un jour courbent la tête. Ce balcon sera leur cimetière. 
OP blog5 À deux pas de la Mer du Nord, cette maisonnette s’abandonne aux délices des embruns que les hasards des vents d’ici déposent à leurs pieds. Chaque vague déroule son écume silencieusement et si parfois leur chanson se mêle aux ombres estivales perdues, il leur restera toujours les paroles des grains de sable qui se roulent, se roulent, se roulent… 
OP blog2 Bientôt viendront les jours où l’Écorche-vache et l’Escorche-river se disputeront les lieux en transperçant ces longues voies romaines bordées des dernières forêts. Une maison vide, oubliée par les estivants, laissera son portillon cadencer l’haleine du vent. 
OP blog3 Le cœur du mois d’août bat encore son plein de vie et l’hémorragie des gens génère déjà des nostalgies. À la terrasse des estaminets, on peut choisir sa place. À l’ombre, au soleil. La bière perd son or…
OP blog6 La plage rêve de solitude. Elle attend l’heure des ébats d’hiver entre vague et vent. Les longs rouleaux se déferont enfin.

OP blog7 Les heures de brouillards salés mouilleront les pommettes des chansons fredonnées.

OP blog9 Il est dimanche matin. Je me hâte de porter les croissants encore tièdes dans la maisonnette endormie.

OP blog1

OP blog8  OP blog9

et pour les amateurs... Cliquez

dimanche 9 août 2009

Ouf!

ARRAS reflet 1

De retour!

Pour des raisons qu’il m’est difficile d’évoquer ici, j’ai dû abandonner mon clavier, mon écran et le reste...
Un immense merci à ceux qui sont passés me voir et au copain à qui j’ai confié les clés( et qui s’est débrouillé comme un chef!). Je file récolter quelques mots dans mon jardin, mes soixante-quatre mètres carrés m’ont manqué aussi!

(En image, le Beffroi d'Arras, à qui j'ai collé un reflet: les puristes râleront!)

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mercredi 5 août 2009

A très vite!

“TJ” sera indisponible indépendamment de sa volonté. Il reprendra les commandes de son blog dès qu’il sera en mesure de le faire. En tant que son ami, il m’a chargé de ce ce message: “A très vite!”

CIEL TJ 3

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mardi 12 mai 2009

Promenade du 13 avril

Je suis en voyage dans quelque coin de France. J'ai commencé par la Normandie, et passerai sans doute du côté des volets bleus. Cette page est "programmée".

Promenade 060409 (2)

S’il y a une chose que j’aime par-dessus tout, c’est bien ça ! De longues marches à travers les champs, là où la ville semble toujours s’éloigner. Pour qui aime marcher, c’est un plaisir permanent. Ces maisons qui se disent à la campagne et qui ne le sont plus. Ces autres qui se disent en ville et qui ne le sont pas encore. Elles ont toutes quelque chose d’incomplet. Celle-ci se blottit au pied d’un arbre qui n’a rien à faire là. Cette autre fait sa coquette entre gazon et bitume. Elles sont toutes jolies puisqu’elles sont habitées. Pourquoi demeurer dans un endroit qu’on n’aimerait pas ? Une obligation.    
Promenade 060409 As-tu déjà observé les sillons tracés par les virtuoses du brabant et de la herse ? Ici les tracteurs se guident parfois au GPS. Moi aussi, mais les lettres ne doivent pas avoir la même signification. Grands Pas Solitaires.    
Un jour, j'ai eu l’occasion de faire quelques pas en compagnie d’une jeune dame particulièrement sportive. Une sortie pédestre avait été organisée dans les alentours de la commune. Il faut dire que l’Histoire des lieux est particulièrement riche et les spécialistes s’en régalent. Comme à mon habitude, mes godillots avaient tendance à partir de l’avant. C’est leur habitude ; ils sont un peu rebelles. Gentils mais rebelles. Je n’entendais plus les conversations des autres marcheurs.    
Le chant des oiseaux, le bruit du vent, les murmures des feuilles, les chuchotis des abeilles…    
Promenade 060409 (3)D’autres pas sont venus à ma hauteur. Un rythme tonique et un sourire flamboyant. Des yeux vert-de-gris et une chanson à peine murmurée… Un vieil air d’autrefois, appris en colo. Les paroles me sont revenues spontanément et mes pas chantonnèrent aussi. Nous marchâmes ensemble jusqu’à l’étape prévue.    
Nous avons peu parlé, à peine quelques mots devant un crapaud qui traversait paisiblement le chemin, quelques autres pour se dire qu’on était bien. C’est tout. Paisible mais très agréable rencontre. À quoi bon en dire plus quand on se sent bien avec quelqu’un que l’on ne connaît pas ? Les regards, les sourires, ces petits bouquets de p’tits bonheurs partagés sont des biens trop précieux quand ils nous éclaboussent la vie.    
Ne pas gâcher, surtout ne pas gâcher !

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jeudi 2 avril 2009

Moment tranquille

Il y a déjà quelques jours que je voulais envoyer ce message et ces deux photos prises au cours d’une promenade. On y voyait deux choses qui m’ont marqué. La première est cette ligne droite marquant l’autre berge du canal. Cette ligne droite qui refuse que les reflets ne se perdent dans les ombres végétales.Canal Reflets 310309

Petit à petit, sans un bruit, le jour se métamorphosait en nuit. L’ait était sec, ne se faisait pas prier pour entrer dans mes poumons. Les reflets des grands arbres tissaient en silence les robes qu’allaient revêtir les petites Fées des ondes. Des images à peine ridées par les caresses de l’air enrubanné de magie.   
Magie. Je suis certain qu’elle est présente pour avoir ressenti au plus profond de mon être ces effets mystérieux.

Troublantes errances du flâneur solitaire aux portes de la nuit.    
Quelques canards sauvages échangent secrètement quelques propos. Je me fais discret bien qu’ils m’aient repéré depuis longtemps.

Je veux prendre une photo du banc que j’ai entraperçu la semaine dernière. Qui l’avait installé en cet endroit ? Juste au bout d’une langue de terre qui se mêle aux eaux... Le soleil fait son modeste. Les énigmes scintillent sous les vaguelettes aussi émouvantes que des chants de sirènes. Canal 310309 Amoureux du bancIls sont deux et je ne vois qu’eux…
Blottis l’un contre l’autre.   
Le monde s’est arrêté.    
Plus un bruit.    
L’amour règne en paix.

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jeudi 12 mars 2009

La Mer me manque...

CANAL 090309 1

  La mer me manque. Le jour comme la nuit. Parfois je me demande si ces propos mystérieux captés autrefois lors des conversations des adultes n'avaient pas une petite part de vérité. Il y était question d'un enfant conçu sur un bateau. Aujourd'hui ce mystère a perdu définitivement sa clé, engloutie par le temps qui passe. Ne me reste que la question.   

Pourquoi mes pas m'amènent toujours vers l'eau ? L'eau dormante, l'eau courante, l'eau de mer. La dernière a ma préférence.   
Les beaux jours sont de retour. Ils se hâtent le matin, et s'éternisent le soir. D'équinoxe en solstice, le calendrier s'effeuille.   
Mes godillots frémissent de plaisir, ils savent qu'ils vont pouvoir s'extérioriser.   
Tu sais, mes hivers se passent en mêlant les souvenirs des jours d'avant et en préparant ceux d'après. Un tricot de souvenirs et de projets qui s'éclairent et se stimulent les uns les autres.   
Lundi après midi. Pendant que les actifs s'activent, je profite des rayons de soleil fraichement déballés de la nouvelle collection pour me laisser emmener en solitude vers le vieux canal, le port fluvial, la gare d'eau.   
J'avoue que je m'y rends par défaut, la mer est trop loin pour une petite promenade. Deux heures de plus me suffiraient mais tu sais bien que ce n'est pas toujours possible ! (Oui ! C'est à toi que je m'adresse !) 

CANALchemin 090309 1D'abord le petit chemin utilisé naguère par les bateliers. La nature a repris le dessus et c'est tout aussi bien. Je longe le grand canal. Lui pourrait m'emmener vers la Mer du Nord… 

CANAL rampe 090309  CANAL rampe2 090309    

Le vieux pont de chemin de fer oublié par les hommes me permet de traverser l'eau qui dort. Ne le dis à personne, il est interdit de passer par là ! Tu risquerais de réveiller les habitants des lieux : les fées et les lutins, les ombres et les reflets.   
As-tu remarqué comme la rouille accompagne bien les couchers de soleil ? 

CANAL 090309ciel  CANAL 090309ciel 2    

Mais ce n'est pas le plus important. J'aimerais que tu arrêtes ton regard sur mon ciel. Regarde comme son bleu se ouate joliment ! Regarde comme les nuages se pelotonnent les uns contre les autres !   
Un moment hors du temps. Quelques oiseaux sont venus dans les branches et m'ont confié leurs petites histoires. Une mésange solitaire, jolie comme un matin d'avril, m'a confié que… mais c'est un secret, et il doit le rester. 

CANAL 090309 2   Enfin, je dois t'avouer que je suis un égoïste ! Je me suis accaparé ces photos et les ai regardées longtemps avant de les publier. Tu m'en veux, dis ?

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vendredi 20 février 2009

Vers le vieux canal


Vieux canal
par TIDJI2

Février terminait doucement son séjour et l’hiver tentait une dernière escarmouche. Pas bien méchante mais juste assez présente pour friser les téméraires brins d’herbe trop pressés. Le jardin préservait ses bourgeons, tel un écrin endormi ou peut-être oublié. Pas par moi.BOURGEON saule 180209 (29)BLOGLes murs de mon chez-moi se rapprochaient trop vite. Mes godillots trépignaient dans leur repère. Le moment des longues marches sonnait.    
L’an dernier, j’avais commencé mes promenades vers le vieux canal. Je lui avais rendu visite juste avant l’hiver, aux premières heures trop courtes. Était-il toujours au même endroit ? Tu vas penser que c’est une question stupide ? Pas tant que ça !

Copie_de_GareD_eau_180209__19_BLOG Copie_de_GareD_eau_180209__7_BLOG   

Il est toujours intéressant de feuilleter certains bulletins municipaux ou autres, insipides le plus souvent, et qui passent (pour la plupart des citoyens) comme ennuyeux. Les petites notes qui racontent beaucoup mais sans en dire trop. C’est ainsi que j’ai appris qu’il était fortement question (dans certains milieux autorisés) de rouvrir le canal que l’on avait comblé il y a de cela quelques années.    
J’irai le voir dans quelques jours.

GareD'eau 180209 (4)BLOG    

Je me suis dirigé à grandes enjambées vers la rive Est afin de capturer, avec un peu de chance un rai ou deux de lumière couchante. J’ai emprunté ce qui restait de la promenade destinée aux promeneurs du dimanche, aux apprentis-cyclistes, aux toutous de la bonne société et rarement aux pêcheurs trop souvent dérangés par ici. J’ai fait un crochet par le saule, celui qui trempe ses branches dans les vaguelettes pour cacher ses chagrins éternels. Je m’y suis attardé, attendant une visite hypothétique de fée.

Copie_de_GareD_eau_180209__9_BLOG Copie_de_GareD_eau_180209__15_BLOG   

Je sais bien que les fées ne fréquentent plus ces lieux où les promeneurs solitaires dérobent à la vie qui court des souvenirs en devenir. Je me suis laissé porter par cette onde ambrée, laissant de temps à autre mon APN décider de la marche à suivre.    
Non loin de moi, un pêcheur s’était laissé emmener dans les aventures tumultueuses d’un bouchon capricieux. En souriant, je pensais « aventures tueuses seulement ». Chapeau bien enfoncé et col relevé, manteau épais et bottes luisantes, il se laissait porter courageusement jusqu’aux dernières lueurs du jour.

Copie_de_GareD_eau_180209__8_BLOG    

Ce jour finissant qui me laissait saisir au vol les derniers baisers d’un soleil aux paupières si pâles… Je savais où il allait…    
Dans quelques heures, la Petite Fée se tournerait vers lui, le saluerait d’un grand sourire. Elle jetterait un regard par-dessus son épaule.

Peut-être…

Copie_de_Copie_de_GareD_eau_180209__8_BLOG

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samedi 27 décembre 2008

Marché de Noël au bord de l'Aa

BLOGRAVELINES_261208_1

Je marchais d’un bon pas vers ces lumières que j’avais entraperçues en arrivant ce soir chez les enfants. J’avais déposé chez eux mon sac de voyage, je n’avais plus à le porter sur l’épaule.
La nuit se faisait froide et l’air humide. Je fis d’abord quelques pas le long du fleuve. C’était l’heure où l’eau balançait entre les marées.
Je regardais partout à la fois, comme pour ne rien perdre des endroits où mes pas m’emmenaient.
Je croisai quelques rares promeneurs, tantôt en couple, tantôt en famille. Aucun d’entre eux ne prêta attention au solitaire qui osait remonter le courant.
Au pied du beffroi de brique, de calcaire et de pierre, le marché de noël avait installé sa patinoire synthétique, il fait trop doux dans notre région, la glace ne tient pas à l’extérieur. Quelques patineurs évoluaient avec plus ou moins d’aisance. Et plus ou moins d’élégance.
Des odeurs de crêpe ou de gaufres poursuivaient les gourmands. Dans un coin, la célèbre tarte au maroilles attirait les curieux, en faisait fuir d’autres… comme moi. Le fromage brûlé, même du pays, n’a pas mes suffrages. À chacun ses goûts !
La fête foraine ensorcelait les plus jeunes et les manèges les emprisonnaient dans des rondes musicales qui s’entremêlaient subtilement.

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J’avais dû affronter tous les flonflons pour simplement vérifier si l’horloge du beffroi, automatisée depuis peu, était éclairée la nuit. Un prétexte comme un autre pour prendre l’air et faire un peu d’exercice.Oui, l’horloge du beffroi est éclairée automatiquement. L’horloger n’a plus à monter les cent quatre marches quotidiennement.

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Ma question du jour ayant trouvée une réponse, je suis reparti vers l’autre rive. La marée montait et le fleuve cédait la place aux vagues de la mer du nord. Je ne les voyais pas, il faisait nuit. Je ne les entendais pas, la musique était encore trop forte.

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Je me suis laissé engloutir par les ombres et les silences. Cette petite promenade nocturne m’avait permis de prendre quelques vues des lumières de la ville. En un moment très particulier.
Il faudra que j’aille au bout de la jetée un de ces jours.
J’aime cet endroit où les eaux fluviales s’unissent intimement aux écumes océanes.

Après le pont de fer, j’ai accéléré le pas, les petits m’attendaient. J’étais heureux de savoir que j’allais jouer avec eux…

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lundi 22 décembre 2008

La folle journée continue...

Je te disais donc qu’à la sortie du train fantôme, je me suis retrouvé sur les champs.
Il n’y a que les maisons qui poussent comme des champignons ici. Les arbres sont maigrichons, voire maigrelets. Un coup de pied dedans et tu as du bois cassé pour tout l’hiver ! Bien que couverts d’ampoules électriques qui font peur aux oiseaux, ils ne sont pas aussi beaux que ceux de mon verger. Ce n’est pas une méthode économique pour préserver les récoltes de cerises. De toute façon, en cette saison, les cerises se cachent uniquement dans les bocaux. (À ce propos, cette année, j’ai expérimenté une nouvelle recette à base de merises mais chuuuttt !...ceci est une autre histoire !).
Je me demande comment font ces arbres pour puiser leur nourriture dans le sol. Et s’ils y parviennent, de quoi se nourrissent-ils ? Oulala ! Je préfère ne pas savoir de quoi sont gorgés leurs fruits,… s’ils en produisent !
Les « Champs » ! C’était donc çà !... Je n’y suis pas né, je ne peux pas comprendre… C’était l’hiver, je n’ai point vu de papillons ! Un sympathique garde-champêtre m’a précisé qu’ils se posaient en toutes saisons sur les pare-brises.
Bref !...
Des boutiques ? Il y en avait de toutes les couleurs !
Des arbres ? Tout le long ! Avec des branches maigres comme des poutrelles de cage à serin…
Des oiseaux ? Je n’ai capté qu’un corbeau dépressif. Avec une aile qui traine…
Des moineaux ? Aucun ! Le fiston m’a dit qu’ils étaient au lit d’eau.
Des gens ? Plein les rues ! Avec des regards au ras du sol comme pour éviter de croiser celui des autres…
Des sourires ? Aucun ! À la vitesse à laquelle ils se déplacent, ils n’ont pas le temps de les échanger !
Bref !...
Puis la nuit est tombée par surprise. Oui ! Par surprise ! Aucune lueur à l’horizon ! Aucun son de cloche ! Il fait noir d’un seul coup, comme quand on entre la grange de Fernand après les moissons ! Le ciel était devenu sombre mais j’examinai bien les alentours car je voulais tout savoir ! Les rues, les arbres, les façades s’étaient couvertes de petites lumières multicolores. Il faisait beau …même si ça ne sentait pas très bon !

Et puis.....j'ai rêvé que...

Comment_je_vois_PARIS

Tu te doutes bien que ce n’était pas la première fois que je posais les pieds à Paris ! Quelques années s’étaient passées depuis mon précédent passage. Mais je préfère, et de loin, regarder passer le monde assis sur mon banc de pierre.

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mardi 16 décembre 2008

Une folle journée!

Il faut que je te raconte !
Copie_de_Paris_BS_JM_N_13d_cembre08__10_Les « Petits » ont décidé de m’emmener à… (Excuses-moi, je ne me souviens plus, ça va me revenir…).Ils m’ont fait monter dans Maxidiésélito et nous avons roulé…un bon moment. (Pratique cette route à sens unique). Je crois que la destination finale était une sorte de grande ferme où les engins agricoles me semblaient bien peu nombreux. La pâture s’étendait sur plusieurs hectares, elle me semblait bien entretenue mais les bœufs ne s’y ébattaient pas. Pas même la moindre vache, ni le moindre mouton ou la moindre chèvre. C’est à se demander si l’herbe était comestible…Il faut dire que l’eau du ruisseau qui coulait en contrebas ne valait celle des Sept Vallées. Je préfère un peu de bonne eau que beaucoup de mauvaise !
Bref…
Les « Petits » m’ont emmené au bourg. Ils sont fous les gens là-bas ! Ils bâtissent leurs maisons les unes au-dessus des autres. Jusque là, c’est du déjà vu mais les boutiques !... Pfff ! Chez La Catherine, si je veux m’acheter un manteau, je prends mes sous et je lui en achète un, de la couleur que je veux. Dans le bourg que j’ai visité, les étiquettes sont pleines d’euros. Il doit en falloir des pièces pour acheter un manteau !
Bref…
Ça c’est encore rien ! J’avais remarqué en arrivant une sorte de grand pylône en fer, comme celui qui est installé au bout du champ du Père Fabrice. Mais sans les câbles électriques ! Ils n’ont certainement pas encore eu le temps de les accrocher ! Faut dire qu’avec le temps qu’il fait !... tu me croiras si tu veux mais le pylône est si grand qu’on peut même y monter avec un monte-charge !
Le fiston m’a dit qu’il y a des gens qui venaient du monde entier pour le voir. À mon avis, rien que ceux qui n’ont pas de montagne chez eux ! Je vais dire à mon Gégé d’installer un monte-charge sur la colline de Roger, il va pouvoir se faire des sous !
Je n’ai même pas eu peur ! Je suis grimpé jusqu’en haut !Et là ! J’ai tout vu ! Tout !
Enfin….quand je dis « tout », il ne faut pas exagérer car avec la neige fondue et le froid humide, l’horizon était bouché. Il ne faisait pas froid, je veux dire « je n’avais pas froid » car je m’étais couvert comme si j’allais aux sangliers avec mes après-skis. Je voyais autour de moi quelques coquettes et coquets claquer des dents à faire peur aux chauves-souris les soirs d’orage dans les gorges de l’Allier. Les pauvres ne doivent pas avoir la télé avec la météo dedans !
Bref…
En bas du pylône, j’ai voulu toucher l’herbe pour voir ce qu’elle valait. Pas moyen de traverser la route ! Il y avait des automobiles partout. J’irai une autre fois… (Façon de parler !).
Ensuite, les « Petits » m’ont fait découvrir une espèce de train fantôme : terrible ! Tu descends des escaliers comme tout le monde, tu suis le troupeau, tu t’alignes sagement le long d’une sorte de canal à sec, et d’un seul coup tu vois apparaitre le train fantôme ! Si ! Si ! Je t’assure !
Là, tu n’as aucun effort à faire : tu te laisses porter par le flot. Entre nous, je préfère les vagues de l’océan ! C’est plus puissant et ça sent meilleur !
Pour sortir, c’est pareil ! Tu entends un coup de klaxon ; le conducteur, courtois, laisse passer l’autre train et hop ! Les portes s’ouvrent et tu te retrouves dehors !
Juste avant la sortie, dans un long couloir, j’ai même vu (non ! tu ne vas pas me croire !) un musicien qui jouait du Jean-Sébastien Bach ! Que c’était beau ! Mais ce qui m’a le plus épaté c’est qu’il m’a présenté une assiette avec des sous ! Je n’ai pas voulu abuser de sa gentillesse. Trop sympa !
Ah oui ! Les « Petits », en haut des escaliers, m’ont annoncé :
-et maintenant, Papili, te voilà sur les « Champs » !
Tu ne peux savoir comme j’ai été déçu ! Mais je te raconterai ça une autre fois…

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