dimanche 25 mai 2008
Un chemin de Fer... défait.
Il fallait bien trouver un endroit à part, un endroit
peu commun, un endroit qui puisse nous offrir le couvert sans que nos bourses
ne crient famine. Chose faite en suivant une ligne de chemin de fer presque
désaffectée dans un petit coin charmant du Pas-de-Calais. Une gare placée là
par les hasards de l’industrialisation et oubliée par les exigences des Hommes.
Une gare transformée heureusement en restaurant pittoresque et inattendu. Coiffé d’une casquette de Chef de Gare, le maître d’hôtel
nous a accueillis fort poliment. Le lieu un peu vieillot cache un étonnant
assortiment d’objets anciens, tous liés à la vie des chemins de fer de la belle
époque. Bien qu’étant incapable de vous préciser le menu, j’ai encore passé un
agréable moment de chaude amitié. Titannick s’appliquait à taquiner le Chef de
Gare sur la présence cachée d’un éventuel sifflet tandis que Gégé le
questionnait sur le trafic de l’unique voie ferrée du lieu. Pendant ce temps,
je prenais les chemins de traverse en essayant de découvrir les subtilités
d’une bière artisanale de fabrication locale. Tout cela dans une bonne humeur
voyageuse.
Point de digestif mais une promenade dans les
environs. Je vous livre quelques points de vue (Je n’ai pas oublié mon APN
aujourd’hui !).
Ce soir, les nuages s’approprient le ciel et la pluie
s’annonce. Ma fenêtre est ouverte, j’attends les parfums de terre mouillée. Mes
pensées vont voyager loin, elles s’impatientent déjà. Elles piaffent au portail
du jour qui fuit, elles trépignent d’impatience. Je suis sur le point de les
suivre
mais auparavant, je vous souhaite une délicieuse nuit !
dimanche 13 avril 2008
Et comme dit le Grand-Père...
Le grand-père s’est assis dans son fauteuil, le poste d’observation des
mouvements de la maisonnée. Il ne dit jamais du mal de qui que ce soit. Il ne s’exprime
que pour dire les choses que les autres ne disent plus sincèrement. Il a lu le
journal qu’André lui achète chaque jour. Par la fenêtre, un rayon modeste
attiédit les pattes du chien qui attend le signal du maître.
Le grand-père n’a pas sursauté
aux coups de la pendule de parquet qui s’éternise en milieu de journée. Dick
est déjà debout, il sait. Je me demande comment le chien devine que c’est
l’heure, il ne sait pas compter ! Le vieil homme perpétue une habitude
commune prise il n’y a pas si longtemps. Le quotidien se cramponne aux heures
qui sonnent et qui mènent aux lendemains qui se ressemblent.
Personne ne réagit. Dans cette grande maison où les générations
se côtoient, personne ne vit en même temps que l’autre. Un seul moment
réconcilie les rythmes et les usages de chacun, l’heure du repas. Heure sacrée,
heure du partage, heure de la communauté.
Comme de coutume, la grand-mère a
supervisé les préparatifs, à la grande joie des petits enfants qui ont écouté
ses histoires de légumes qui dansent au clair de lune, ou de pommes de terre
dont les yeux expriment des regards si croyables. Mais les petits sont ébahis
quand elle attire leur attention en chantant l’arrivée des parfums des cuissons.
La soupière n’est plus une soupière, c’est un alambic gastronomique !
La grande louche n’est plus une louche, elle devient le traineau du père
Noël ! Et la cocotte à pression n’est plus un ustensile de cuisine, mais
une machine à vapeur qui emmène le train des rêves si loin !... les
petites bouches salivent. Comment perdre son appétit devant si belles
assiettes ?
Et comme dit le grand-père :
« Quand on est bien dans son assiette,
on est bien dans sa
tête ! »
jeudi 3 avril 2008
Restaurant "Le Fournil", à Fruges (62)
Il ne m’a pas fallu beaucoup de courage pour entrer au
« Fournil », le restaurant de Cathy et Tony. Je le connaissais depuis
quelques temps et jamais je n’ai été déçu, je te l’assure !
À chaque visite, je cherche le petit quelque chose qui fait
la différence avec la visite précédente. Aujourd’hui c'est la décoration
complète des lieux qui avait changé. Les murs n’ont pas encore pris leur
couleur définitive mais l’ancien mobilier a pris des vacances en un lieu d’où
l’on ne doit pas revenir. Des photographies se sont installées aux murs et nous
font voyager en une souple rotation de cervicales.
Cathy nous a accueillis avec cette élégance que j’apprécie.
Inutile de disposer de grands bouquets, elle les éclipse par sa seule présence.
Je sollicite toujours une table avec vue sur la mer. La
première fois, elle m’avait répondu que j’aurai la mer dans mon assiette, ce
que j’ai vérifié très vite, à mon immense satisfaction. La côte d’opale n’est
qu’à quelques kilomètres, un peu d’imagination nous fait entendre le bruit des
vagues et l'inventivité fertile du Chef fait le reste.
Aujourd’hui, j’ai commandé des œufs en meurette et de la
joue de porc. Celle-ci était si tendre et goûteuse que l’envie d'embrasser quelqu'un m’est passée par la tête. Passée seulement, je te
rassure, tu n’étais pas là !
Je ne te parle pas de la mise en bouche et du dessert à base
d’amandes, je m’en garde le souvenir au niveau des papilles. Tony possède cette
virtuosité et ce talent qui toujours m’épatent. D’ailleurs, tu vas te moquer,
j’en suis sûr, mais sa purée de rattes du Touquet mérite d’être dégustée au
dessert !
Je te confie ces quelques photos, j'espère que tu en feras bon usage.
http://advs.online.fr/fournil/
mardi 14 août 2007
Restaurant "Le Fournil"
Un endroit discret ou se rencontrer devient un plaisir
exquis. La table est accueillante, le service efficace et discret, le Chef un
virtuose. J'adore m'y retrouver avec mes amis de toujours car il y a là tout ce
qu'il faut pour régaler une amitié solide.
Je conseille vivement cette table à tous, c'est un voyage en
gourmandise qui laisse un souvenir précieux dans un coin du cœur...
Je n’ai pas emporté mon APN et le regrette…
Comme d’habitude, nous avons été accueillis par le sourire éblouissant
de l’hôtesse. Ô ! Pas besoin de fleurs ! Tout est là… charme et
discrétion d’un établissement qui mérite qu’on s’y arrête.
La prochaine fois, je ramènerai des photos, c’est promis.
C'est ici http://advs.online.fr/fournil/cartina.html
Restaurant "Le Fournil", Fruges, Pas-de-Calais
jeudi 29 mars 2007
Conversation de famille...
lundi 22 janvier 2007
Hiver 54...je m'en souviens encore.
Hiver cinquante quatre.
J’étais tout petit et je m’en souviens encore. La neige devait avoir tombé en grande quantité. Elle arrivait à la hauteur de mes yeux. Elle était belle et blanche mais moi, j’avais froid aux doigts.
Je me souviens encore de cette immense cour de récréation toute immaculée. Je m’étais collé contre le mur de briques de cette école qui déjà était très vieille. Mes petites jambes avaient du mal à me porter au dessus de la vague floconneuse. Mes petits pieds étaient tout engourdis. Les boules fusaient de tous côtés et me terrorisaient. Des cris et des rires brisaient le grand silence glacé. Mais moi, j’avais froid aux doigts.
Je me souviens que je la trouvais bien longue cette récréation. Je me souviens de ne pas vouloir pleurer. C’est alors que des « grandes »se sont réunies autour de moi et de leur corps ont bâti une muraille contre le froid. J’étais dans un igloo humain. Je ne me souviens plus si cela m’a réconforté. Rassuré, sans doute.
Je ne savais pas qui était l’Abbé Pierre. Je ne savais pas que d’autres enfants n’avaient pas la chance de se faire aider.
Je ne savais pas tout cela et ne pensais qu’à moi car j’avais froid aux doigts.
vendredi 20 octobre 2006
Vendredi et la ville s'éveille
La nuit avait encore les paupières fermées quand j’ai ouvert les miennes. Une respiration tranquille terminait sans doute un cycle de sommeil et m’incitait à rester tranquille encore quelques temps.
Je suis un lève-tôt mais il m’arrive, je ne saurais dire pourquoi, de ne point l’être. Influence du temps ou de la fatigue accumulée…
Je suis alors très attentif aux bruits de la ville qui s’éveille. Fenêtres et portes, automobiles et autres engins pétaradants, oiseaux ou autres animaux, je tente de créer un décor aux sons connus et inconnus.
Daniel part au travail, Françoise promène son chien, le collège endormi en est inquiétant. Pas pour moi puisque je me suis rendormi jusqu’à huit heures et des miettes de temps.
Après un lever tranquille, je prépare le café traditionnel. Pourtant, je n’en bois jamais le matin. J’aime le faire et l’offrir, c’est tout.
J’ai lavé la salle de bains ce matin, elle en avait besoin. Petit tour dans ce jardin que j’aime beaucoup. Quelques mots échangés avec Jean-Claude le facteur.
-« Il fait beau ce matin ! »
J’ai préparé le repas ; quelques poireaux cuits la veille, sauce blanche et jambon. Le four allait encore faire merveille à l’heure du repas. Quelques minutes dans mon fauteuil voltaire, histoire de lire un peu et de vérifier l’étanchéité de mes paupières.
Plongée dans le jardin ; le moment d’entamer les travaux d’automne est arrivé. J’ai arraché quelques plantes trop envahissantes, déterré des herbacées téméraires. J’ai ensuite mis en place les oignons de tulipes pour le printemps prochain, original non ?
Ma tondeuse à gazon piaffant dans le garage, je l’ai emmenée faire un tout sur l’herbe où, comme d’habitude, elle a fait des merveilles en coupant l’herbe et ramassant les premières feuilles mortes (entre nous, quelques champignons imprudents en ont perdu la tête !).
Une belle averse m’a fait accélérer le mouvement. Eau céleste et salutaire !
Le retour au calme fut concrétisé par la dégustation d’une délicieuse bière belge. Calme et volupté.
Mon vendredi ? Un bon moment !...
dimanche 15 octobre 2006
Marché du matin et menu du jour
Dimanche soir.
Je suis allé au restaurant avec Sigismond et Marie-Louise. Ils m’ont emmené dans une auberge que je ne connaissais pas, cachée au sein d’un tout petit village situé à l’écart des grandes voies de migration.
Au menu…pas de menu ! Vous découvrez dans l’assiette ce que le chef a découvert au marché du matin.
Pas moyen de savoir ce que vous mangerez en réservant votre table ! Etonnante façon de faire mais ô combien agréable !
L’accueil est chaleureux, le Chef vous serrant la main pour savoir à qui il aura à faire. L’hôtesse vous amenant dans une minuscule salle très joliment décorée. Une ambiance tranquille et feutrée.
Ce fut magnifique ! Jusqu’au café !
J’aime les beaux dimanches !
mercredi 12 avril 2006
la saucisse défaite ?
J’ai donc accompagné Monique chez
Jean-Jacques, son charcutier préféré. Belle vitrine et bel étal et bel homme.
Quelques clients nous avaient
précédés et nous attendîmes donc tranquillement notre tour. Monique faisait ses
menus en glissant son regard sur les marchandises exposées.
Ce fut son tour.
-« Vous avez la saucisse
défaite ? »
Imaginez mon étonnement ! Monique
qui se lance dans ce genre de propos ! Et au boucher charcutier, expert en
spécialités polonaises !
Sourires et sous-entendus me
laissent perplexe.
J’ai bien compris qu’elle a
demandé si ce brave homme avait la saucisse défaite !
Je devais avoir un air perturbé
et je l’étais.
Jean-Jacques, coutumier du fait,
m’a expliqué que Monique désirait de la swiateczna, appelée également
wielkanoczna en période de Pâques. Ce qui, traduit du polonais en français
donnait « saucisse des fêtes ».
Je ne pourrais pas vous expliquer pourquoi mais je me suis senti mieux.
vendredi 17 mars 2006
Tarte au Maroilles
Certains diront que la tarte au Maroilles n'a rien à voir avec les soixante-quatre mètres carrés de mon jardin!
Ils ont tort!
Quand un matin d'été, levé de bonne heure, à l'heure où les merles et merlettes n'ont pas encore fait leur toilette dans la gouttière pleine de la pluie de la veille (ou ailleurs s'il n'a pas plu!), je me lance dans la confection de ce plat simple mais si convivial. Quelques ingrédients élémentaires, un petit tour de main pas bien compliqué ni savant, de la bonne volonté et une pincée de bonne humeur.
En fin d'après-midi, quand les copains carillonnentà la porte d'entrée, je sais que j'avais raison!
Bien installé sur la pelouse, les doigts de pieds en éventail, nous mangeons un morceau de cette tarte. Un régal.
La saveur en est exaltée si elle est accompagnée d'une bière rousse française (j'en connais d'excellentes!). Une blonde ferait l'affaire, aussi bien qu'un verre d'eau, cela est affaire de goût et d'amitié partagée...

























