23.05.08

Une page d'écritemps...

J’écris pour passer le temps. Non pas pour tuer le temps, il renaîtrait sans cesse de ses cendres mais bien pour le passer. Comme on passe un gué, ou comme on passe d’une rive à une autre, ou comme on passe le sel à son voisin de droite. Ou de gauche.Je suis heureux de me réveiller vivant. Je ne suis pas parfait, on me l’aurait dit je crois. Ou je le saurais ; ce serait d’un ennui ! Je préfère ne pas y penser !Je me réveille vivant. Et cela chaque matin depuis soixante ans ! Soixante fois trois... [Lire la suite]
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19.05.08

Je marchais sur la plage

Je marchais sur la plage et je me demandais ce que je serais devenu sans toi…Je ne savais pas où j’allais, je papillonnais le long de mon chemin sans prendre garde aux lendemains. Le cadran de ma montre était fixé à mon regard pendant les heures de travail et n’était plus rien en dehors. Pas même un hoquet.Tu m’as appris sans le vouloir une montagne de choses sur le monde des gens qui nous entourent. Je ne les perçois pas toujours à ta façon mais c’est un autre rayon qui les éclaire. Et ça me plait. Tu as su me prendre la main... [Lire la suite]
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15.05.08

Les travailleurs de la Mer. Gouville-sur-Mer

Surprise. J’étais persuadé de découvrir un rivage tranquille, loin de la ville. Loin de la ville, je l’étais. Un essaim de tracteurs nichait sur la plage. Les Travailleurs de la mer occupaient les lieux. Ils s’aidaient des machines pour déposer et reprendre leurs embarcations, leur outil de travail. Une curieuse rencontre de pas d’homme, de traces de roues, d’algues oubliées par la marée, de rochers émigrés. Le sable ne bronchait pas et les roues faisaient trempette sans mot dire. La marée filait vers... [Lire la suite]
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12.05.08

Escapade normande...

Diésélito a ronronné tout le long du chemin et m’a ramené tout souriant au cœur de mes soixante-quatre mètres carrés. Il a ronronné comme l’aurait fait Chatoune dans le creux d’une épaule hospitalière (je voulais dire « accueillante » !) les jours où la vie s’écrit sans majuscule. La maison et ses murs de briques rouges, le toit et ses tuiles grises, le jardin et ses fleurs pétantes de couleurs, la pelouse et ses fourmis d’Argentine, le banc de pierre et ses fougères accueillantes, tout était... [Lire la suite]
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01.05.08

Maison oubliée...

Je t’en avais parlé un soir au bord du marais mais je ne me souvenais plus des détails. L’autre nuit, alors que les rêves ne parvenaient pas à s’ordonner d’eux-mêmes, je me suis levé pour noter quelques mots que je mets en ordre. Du moins, j’essaie.Je t’avais raconté qu’un jour, au cours de l’une de mes errances coutumières, je suis tombé par hasard sur une vieille maisonnette. C’était une très vieille maisonnette. Quatre murs obscurs, assombris par les nombreux arbres qui les dominaient. Un toit que j’avais... [Lire la suite]
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26.04.08

Un samedi matin, dans le jardin...

Mais où étaient donc mes petites visiteuses ? Elles me manquent ces abeilles et leurs cousines, sympathiques à leur manière. Il est encore tôt, le printemps n’a pas encore réchauffé les soixante quatre mètres carrés, ni le monde d’en dehors d’ailleurs ! Dans un ciel abandonné par les nuages d’un hiver qui ont mis bien longtemps avant de boucler ses valises, je ne vois pas encore voleter les petits insectes. Le temps n’est sans doute pas encore venu… Pour l’instant, je m’installe derrière les nouvelles... [Lire la suite]
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23.04.08

Toujours au marché...

    Je me suis donc laissé échouer sur une caisse d’oranges vide sur le bord du trottoir. Et j’ai attendu. Je t’ai attendue.  Ils furent des milliers à passer sans me voir. Que c’est vide un marché quand on ne peut plus acheter la moindre lueur d’espoir. Je ne voyais pas ceux qui étaient là, je voyais ceux qui n’étaient pas. Les étals trépassaient par les absences, les caisses s’empilaient par jalousie.     Deux enfants semblaient bien seuls, les yeux tournoyant comme des fanaux égarés... [Lire la suite]
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22.04.08

Je reviens du Marché...

Ce qui m’étonne toujours le plus sur un marché, c’est surtout les promeneurs, ceux qui sont là pour rien. Ils arpentent les rues ou les places, se glissant entre les marchands, cherchant je ne sais quoi ou je ne sais qui. Dans ma ville, les pavés ne sont jamais solitaires. Les promeneurs sont nombreux et si des chevaux circulent dans la rue c’est pour s’exhiber. Je crois.Je me laisse parfois échouer sur le bord de ce fleuve humain et je fais une pause. Les ressacs emmènent les sacs tantôt vides, tantôt pleins.... [Lire la suite]
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20.04.08

Après une belle journée...

Je ne me souviens plus si c était par l’intermédiaire d’un monsieur ou d’une dame mais la petite lucarne avait annoncé de la pluie, du vent, des éclairs et autres désagréments. Finalement, le linge a séché dans le jardin. Il a permis à quelques papillons de passage de s’abreuver sur les draps. Étonnant spectacle ! Bref ! J’ai passé une délicieuse journée. Mon APN m’a entraîné vers mes soixante-quatre mètres carrés et s’est diverti en photographiant à partir d’un coin. L’endroit où passent les chats qui vont chez... [Lire la suite]
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18.04.08

Quelques gouttes de bruits...

    J’ai d’abord résisté à l’envie d’y poser mes sabots. L’APN trépignait et depuis quelques jours, nos chemins se croisaient, m’incitant à marcher le long de mon allée, tout au long des labours. Je me suis décidé : ce matin, j’ai fouiné dans la fraîcheur d’un jour qui débutait à peine. Quelques gouttes de pluie courent, glissent et jouent tout en se faufilant le long des feuilles vertes que mes longs doigts palpent, sensibles aux découvertes, fureteurs débridés, parés à badiner. Les longues feuilles... [Lire la suite]
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