Soixante-quatre mètres carrés

Voyage tranquille au fond de mon jardin... et un peu plus loin.

vendredi 13 novembre 2009

Amour et Ovalie.

Il est beau. Il est grand. Il sent bon... (Presque !). Je suis si bien, calée sous son bras. Il a chaud. Je sens sa chaleur m’envelopper. Et ses muscles ! Tendus, puissants, rassurants. Je suis heureuse, il me tient contre lui. Loin de cette meute hurlante ! Loin de ces sauvages qui se poussent si férocement ! Et qui poussent des cris de taureaux en rut, la tête baissée. Troupeau nauséabond.
Et lui qui me tient, qui me protège…
Mais ? Mais ?...que fait-il ?
Il va…oh non ! Il me jette entre leurs pieds ! Ils sont au dessus de moi ! Ils me regardent !...
Ils disent du mal de moi ! J’en suis sûre ! Moi qui rêve d’être une boîte de petits pois toute ronde et brillante, bien étiquetée, j’en vois des gros qui m’écrasent, me chahutent, me bousculent, me rattrapent, me talonnent, m’invectivent, me pourchassent, me poursuivent, me harcèlent, me tourmentent…
Et l’autre là, le grand siffloteur, tu ne vois pas qu’on agresse une pauvre balle ovale ? Tu ne vois pas qu’une bande de sauvages m’agresse ?
Et puis l’autre là ! Le grand vaurien au maillot bleu ! Oui ! Oui ! Toi !...
Mais il m’a repris dans ses bras ! Il m’aime ! J’en suis sûre ! Il court ! Il accélère ! Il virevolte ! Il zigzague ! Il s’envole ! L’amour le rend fou ! L’amour lui donne des ailes !
Il m’aime ! Je l’aime ! Je succombe !
Il m’a prise dans ses gros bras pleins de gros muscles ! Il court il court ! Nous fuyons ensemble ! C’est merveilleux !
Il plonge dans l’herbe épaisse, me tient fermement et…m’embrasse sous les acclamations de la foule en délire.

BALLON2

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mardi 29 septembre 2009

Mes souvenirs d’école

Line  m’a proposé d’écrire mes souvenirs d’école. Je me suis posé devant mon clavier et j'ai laissé mes doigts me raconter...
Je me souviens de mes premiers contacts avec l'école. Ce ne sont que les préliminaires d'une longue histoire mais ils me reviennent toujours. Je te livre mes mots, pas toujours riants.

Ce sont quelques lignes posées autrefois. Les souvenirs sont flous et lointains.  Tu peux les lire ici.

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samedi 29 août 2009

la promenade de Constant des Boutons.

CONSTANT 1

Constant saisit les grilles du château. La ferraille rouillée et froide le laissa indifférent. La bâtisse négligée sommeillait depuis trop longtemps. Que faire pour la réveiller ?
Le dernier cantonnier de la commune serra les barreaux de toutes ses forces. Ses mains rugueuses s’incrustèrent dans le métal. Ses plus belles années s’évanouissaient ici et il ne pouvait empêcher cette implacable et féroce machination du temps qui passe…
CONSTANT 3 Erraient encore derrière les bosquets les rires de ses jeunes années. Madeleine aux blondes tresses qui lui donnait de si bonnes confiseries. Murielle la mutine qui lui cachait son béret dans le presbytère. Bernadette qui ne disait jamais rien. Ludovic qui avait perdu un œil au cours d’une bagarre avec les garnements du village voisin.
Ici, la guerre des boutons n’est pas une légende.
Ici, la guerre des boutons était une légende…
Constant est le dernier à l’avoir connue, pratiquée, subie et gagnée. Les jeunes d’aujourd’hui vont trop loin à l’école. Et trop longtemps. Ils ne savent même pas ce qu’est un garde-champêtre ! Ils ne savent pas marauder sans laisser la moindre trace de leur passage !
CONSTANT 2 Constant grommela quelques paroles incompréhensibles et repris le chemin de la maison, une petite main dans la sienne.

-Allez ! Grand-père ! Il est l’heure de rentrer !

mardi 28 avril 2009

"Mémère Florine"

FRAISE D'émoiJe m’appliquais à bien touiller les fruits dans le chaudron que m’avait prêté l’oncle Max. Les fraises se transformaient petit à petit en cette délicieuse confiture éphémère qui charmerait les papilles des petits et des grands. Les miennes en premier, je suis gourmand. Et pouvoir happer au passage quelques gouttelettes de cette magnifique explosion de goût, de senteurs, de parfums…    
Je te laisse imaginer combien ce moment m’est précieux ! Les fruits fondaient et disparaissaient dans des spirales de sucre engendrées par une cuillère en bois. Magnifique outil de caresse…    
Quelques pensées se mêlaient aux vapeurs enivrantes… En fait, les fraises ne sont pas de vrais fruits ; ce sont des induvies. (Ce qui, en chinois, s’écrit [植](带鳞片的)壳斗). Le fait de le savoir m’importait peu, et encore moins maintenant, à l’heure où j’écris ces lignes.    
Bref !... J’étais « bien » !    
Soudain, alors que je me croyais seul, une petite voix aigrelette, juste derrière moi, me fit sursauter ! Je faillis lâcher ma cuillère !    
-Ne bousculez pas trop les fraises ! Elles vont se rebeller !    
-En douceur…oui, en douceur !    
Je fis ce jour-là la connaissance de Mémère Florine. C’était la grand-mère de la voisine de l’Oncle Max. Elle disposait d’une aile de la grande demeure de sa petite fille. Elle hantait, parait-il, tous les lieux des environs, en connaissait les moindres rumeurs, histoires, cancans. Elle savait tout sur tout.    
Ce que je savourais chez elle, c’était sa façon de s’exprimer. Elle ne disait que des mots bien dosés, ni plus ni moins.    
C’est ainsi que j’ai donc appris que les fraises ne devaient jamais être bousculées. 

Mémère Florine

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jeudi 2 avril 2009

Un défi (2)

Sur le port, Tolo m’attendait. À la tombée de la nuit, nous serions prêts !   
Je me souviens avec précision de cette soirée. Nous mangeâmes de bon appétit, il faut dire qu’il y a un âge où l’appétit est proportionnel à l’énergie dépensée. Et de l’énergie, nous en dépensions parfois même un peu trop !   
Don Guillermo avait dit « Quand on verra les étoiles ! ». Et on voyait bien les étoiles.   
Un regard et nos pas vers la plage. Le bateau était prêt, ainsi que les filets. Tolo lança le moteur et mena le bateau vers la zone de pêche. Sur place, mon compagnon saisit les rames et je posai méticuleusement les filets. L’opération se déroula sans encombre. Fiers et fatigués, nous rentrâmes au gîte. Les paupières cachèrent des rêves de pêche miraculeuse. Je me souviens d’avoir bien dormi...   
Mais je fus réveillé en pleine nuit par une voix qui m’incitait à me lever au plus vite!   
Tolo me disait tout bas mais énergiquement :   
-Viens vite !... la mer… »   
Il termina sa phrase par un mouvement ondulant des mains ! Une tempête se levait ! Il ne fallait pas perdre de matériel, coûte que coûte ! En mer, je pris les rames et Tolo tira les filets. Et le bateau dansait ! J’avoue, ce fut une dure épreuve !   
Jusqu’au dernier filin, jusqu’au dernier flotteur nous luttâmes ainsi. L’embarcation s’emplissait d’une masse sombre et dégoulinante. Tolo debout face à la mer, comment pourrais-je l’oublier ?   
Comment pourrais-je oublier ses directives hurlées dans la nuit pour guider mes coups de rames entre des écueils ?   
Folle jeunesse ! Quelle énergie nous avons dépensée cette nuit-là !   
Beaucoup plus tard nous nous sommes dits que nous avions besoin de ces repères pour souder notre amitié. Je ne logeais plus dans un coin d’une planète, non ! Mais près d’un ami ! Dès lors, des silences solennels ont jalonné les nuits à la belle étoile. Une réelle complicité. Nous étions devenus inséparables. Tolo avait bien d’autres talents. Chasseur, pêcheur, boulanger.   
Quand il allumait le four (un four rustique mais très efficace!), les curieux s’approchaient, nombreux. Il façonnait les pains ronds et les boules de pâtes dansaient entre ses mains. Il chantonnait quelques chansons de son pays. Les anciens, et les anciennes, reprenaient parfois. Les yeux brillaient de ces petits bonheurs dont je suis toujours friand.   
C'était un autre temps.   

ROCHER PAIN

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vendredi 20 mars 2009

Un défi (1)

Le téléphone : « Dring ! Dring !    
Moi : J’écoute…    
-T’es pas encore levé ?    
-Heu…nan…    
-C’est l’printemps, mon vieux ! Faut t’lever !      
-Pourquoi faire ?      
-… » 

Ben oui ! Le printemps a sonné les clochettes des jardins et les abeilles n’ont plus le bourdon !...Quoique…
L’hiver a meurtri moult végétaux, certains ont bien du mal à s’en remettre. Mes soixante-quatre mètres carrés se sont laissés embrumer par le quotidien. Même mes mots ne bourgeonnent pas encore… les Petits ne demandent qu’à jouer et contribuent à me faire oublier les petites trahisons du temps qui passe. Il fait beau, il fait bon, il est temps de fouiller dans les petites affaires de Dédé. J’y ai trouvé les quelques lignes qui suivent. Pas de photos de cette époque, tu le comprendras bien. Il n’y avait pas de place dans les poches de mon maillot de bain et les APN n’existaient pas encore.

COCC blog 200309Je suivais ce sentier depuis presque deux bonnes heures et je me demandais combien de pas m’avaient précédé. Les herbes poussaient plaisamment sur chaque bordure du chemin et l’obligeaient à cheminer vers l’avant et nulle part ailleurs. Est-ce que la pluie se posait en cet endroit ? Aucune empreinte moulée.   

J’avais décidé de marcher jusqu’au coucher du soleil ce qui, selon mes prévisions, allait m’emmener jusqu’au port.    
Le port. Un bien grand mot pour une plage minuscule et la cabane de Pedro le pêcheur. Un homme simple dont les rides cachaient des histoires interminables. Il faudra que je te raconte un jour mes premiers contacts avec les langoustes et les araignées de mer.    
Les rochers m’offraient des visages lumineux, parfois ombragés, qui se détachaient sur le bleu éternel. Les lignes de partage des lumières changeaient à chaque instant. Les buissons dissimulaient une vie volante discrète.    
Je me laissais prendre à ce piège de bruits et d’odeurs, de paix et de vie, d’amour et de silences. Plus j’avançais, plus je me sentais léger. Mes fidèles godillots papillonnaient et je goûtais avec gourmandise cette sensation étrange. J’habitais à ce moment précis un corps qui n’était pas mien. Je respirais, je sentais, je bougeais, je marchais, j’étais vivant. Je me laissais alors rattraper par les visages de ceux que j’aime. Ceux que je ne voyais plus et ceux que je ne pourrais plus jamais voir. Mon cœur vibrait d’amitiés entières.    
Seul sur le chemin mais pas solitaire. Bartolomé préparait ses filets. Nous les poserions en douce cette nuit, comme nous aimions le faire. Et ce, depuis que Don Guillermo nous avait lancé ce défi.    
Incapable de poser des filets la nuit ? Nous ? C’est ce qu’on allait voir !    
« Voir » est sans doute le mot le plus inadapté à la situation. Bartolomé avait une vue d’aigle. Et moi de taupe-modèle, qualité qui, la nuit, est de bien peu d’utilité.    
Nous nous complétions, sans parler tout-à-fait la même langue ; la bonne volonté, le cœur et l’amitié étaient largement suffisants.    
Le fait d’y penser me faisait sourire et mes pas accentuèrent le rythme. 

VOLETSbleus poisson 1

SPHERE_64m2

samedi 28 février 2009

Un grain de sable dans l'oeil

QUIBERON2007__71_

 

La plage blanche s’étirait jusqu’au cap des Indolents.   
J’avais ôté mes chaussures et les avais accrochées sur les côtés de mon sac. Elles se laissaient dorloter au rythme de mes grands pas. Je les aimais ces chaussures, elles ne me quittaient jamais. Parfois, elles quittaient mes pieds pour aller se reposer dans un petit coin discret. Plaisir de se retrouver.    
Ces solitudes marines ont toute ma bienveillance. Me laisser glisser en douce le long des barbes d’écume, évitant à toute compagne incontinences verbales et flots de paroles folles. Chacun trouve son plaisir, l’une sur son écoumène, l’autre sur son no man’s land.    
No man’s land. Une curieuse expression à l’instant où sur le sable une paire d’accessoires féminins attira mon regard. Personne à l’intérieur. À l’extérieur ? Non plus !

CHAUSSURES_SABLE_blog    

Une plage et le silence. Des vagues sur l’horizon. Une tête qui émerge. Puis un corps tout en rondeurs luisantes de gouttes de mer. Un immense sourire félin et des yeux couleur sirène.    
Je restai planté sur plage, incapable de bouger.    
-J’avais un grain de sable dans l’œil ! Alors je me suis rincé l’œil !... un peu comme vous maintenant !    
De coutume imperturbable, je me sentais déstabilisé mais fort heureux… quelque part.    
De mots en vagues et d’écume en coup de vent, nous avons marché de concert jusqu’au cap des Indolents. Deux chemins parallèles n’ayant jamais de points communs. Hormis nos mains l’une dans l’autre. Sa demeure se cachait derrière la colline, bercée entre océan et hautes herbes sèches des marais. À l’arrière, tourné vers le continent, un jardin que l’on devine sauvageon.    
-La balançoire est cassée et le moulin ne tourne plus ! Fit-elle en posant une main sur mon épaule. Tu peux les réparer ?    
J’ai réparé le moulin. J’ai réparé la balançoire. J’ai laissé l’horizon s’enflammer. J’ai laissé le temps passer entre l’océan et la terre.   
J’ai remis les chaussures que j’avais accrochées sur les côtés de mon sac. Je me suis laissé dorloter au rythme de mes grands pas.    
Une plage et le silence. Des vagues sur un horizon éteint. Seule une voix qui s’éloigne en murmurant.    
-Que serais-je sans toit qui vint à ma rencontre…

lundi 16 février 2009

Jamais cafard n'a Homme.

Il me faut te conter ce qui m’est arrivé :

La table était dressée, les coupes alignées,

Et sur la nappe blanche trottait un scarabée

D’une allure très franche, bien que désordonnée.

 

Au bout de la tablée, un hypocondriaque,

Belles joues carminées, se sentait fort d’attaque

Envers une assiettée de petits œufs de pâque

Ronds, rouges et rosés. Une vraie mise à sac.

 

Captifs dans un panier nouvellement tressé,

Quelques abricots secs dont le derme orangé

Transpirait de bonheur en laissant se glisser

Sur le velours doré des drupes de l’été

 

Quelques gouttes sucrées que les épineux cafards

Œil brillant, pattes noires, viennent parfois très tard

Siroter entre amis le délicieux nectar

Fredonnant dans la nuit des chansons de fêtards.

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samedi 31 janvier 2009

Une vieille librairie

Dans ce collège bien situé sur le boulevard principal de cette ville ouvrière du nord de la France, ne rôdait qu’une odeur de travail bien organisé. Il n’y avait que quelques classes, quelques professeurs aux sourcils froncés et un surveillant à l’accent du sud-ouest. Pierre venait de quitter un établissement démesuré où quelques différends l’avaient opposé à l’ordre établi. Il avait déchiré son livre de français, un vieil ouvrage récupéré chez un cousin éloigné. Un objet de vénération qui avait survécu à plusieurs générations avides de connaissances. Dans le cas présent, la lignée s’est arrêtée spontanément au cours d’une dispute qui a dégénéré.
Pierre avait été invité à changer d’établissement, ce qu’il fit de bonne grâce.

Entre les murs de briques rouges, il retrouva de nombreuses connaissances dont un ami de ses parents, monsieur Mirnet. Ce brave professeur pris de suite sous son aile le nouvel arrivant, lui glissant entre les mains une liste d’ouvrages « « que tout le monde devait posséder ici ! » …
Puis tout bas d’ajouter que ses parents avaient déjà contacté le libraire pour les modalités de paiement.
La poisse ! Il fallait retourner dans le quartier où était situé l’autre établissement ! La honte ! L’horreur ! Une boutique à la mode que fréquentaient ses anciens condisciples !
-Pierre ! Tu as l’adresse ?
-Ben oui, monsieur !
-Prends cette carte malgré tout ! »
Le pauvre prit le petit morceau de carton glacé du bout des doigts et ne le lut qu’après avoir franchi la porte !
Waouh ! Ce n’était pas la même adresse ! Il courut vers la rue du Bois Ridé et plongea vers l’unique boutique !

C’était une maison très ancienne. La vitrine étroite tentait d’exhiber quelques ouvrages d’un autre temps. La porte de bois avait oublié son vernis depuis des lustres. Pierre la poussa doucement, réveillant au passage une cloche suspendue.
-Jeune homme ! fit une voix éraillée.
-Bonjour monsieur !
Une toison blanche émergea dans le fond et s’avança.
-C’est toi le protégé de monsieur Mirnet ?
Pierre était muet de stupeur ! Il était le protégé du prof de français !
-Donne-moi ta liste !
L’adolescent vit sa main tendre le feuillet par automatisme.
Le libraire grommela en laissant glisser son doigt du haut en bas. Quelques pas plus tard, il posa une pile de livres devant Pierre qui reconnut l’un d’entre eux. Oui ! C’était le même !
-Tu as déjà lu un de ces livres d’après ce que j’ai entendu dire ? Mmmmm… ?

Pierre raconta. Le vieil homme écouta, regarda le jeune homme sans mot dire, leva un doigt vers le haut de la plus haute étagère, désigna un panonceau qui portait ces mots :

“Ceux qui brûlent les livres finissent tôt ou tard par brûler les hommes”

(Heinrich Heine).

Les mois qui suivirent furent très calmes.
Les années passèrent. La librairie disparut sans un bruit. Monsieur Mirnet prit sa retraite en son heure. Pierre a conservé le petit morceau de papier glacé. Il l’a bien caché dans un vieux livre tout écorné.
Tout en haut d’une étagère.

 

Copie_de_CIMG7297

Publié chez Kaleïdoplumes.
La consigne était :
Lieu : Une vieille librairie de quartier.
Personnages : Un adolescent et une personne âgée.
Contrainte : Dans votre texte vous devez insérer la phrase suivante :
“Ceux qui brûlent les livres finissent tôt ou tard par brûler les hommes” (Heinrich Heine).

Posté par Tonton J à 17:16 - Les p'tites histoires de TJ - Commentaires [30] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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