28.06.09

Un bon bol d'air

« Tu devrais écrire plus souvent ! »    Voilà une phrase que j’entends parfois et à laquelle je réponds invariablement que je n’ai pas le temps !     Dès le matin, mon emploi du temps « au vert bouquet ». (Je ne sais pas trop pourquoi ma belle-sœur répète ces mots mais elle court, elle court, elle court… Et comme j’aime bien ma belle-sœur, j’aime bien ses mots également,… quand elle a le temps !).     Il faut que je te dise qu’un jour ma belle-sœur « au vert bouquet » m’a emmené en... [Lire la suite]
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14.06.09

J'aime le vent...

J’étais sur la côte ouest, il était sur la côte est. J’ai pressenti son arrivée aux premières lueurs de la journée. Quand la migraine me taraude le crâne, je sais qu’une dépression atmosphérique va m’envelopper et tenter de me m’accompagner le plus longtemps possible. J’ai entendu le vent m’appeler dans ses silences premiers, de l’autre face de la terre normande, vers Saint-Vaast-la-Hougue. J’ai demandé à diésélito de prendre les devants et de m’emmener sans cérémonie. Moins d’une heure après, les premières... [Lire la suite]
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07.06.09

Le pommier avait neigé...

Le pommier avait neigé de toutes ses forces. Sa cachette s’en trouvait toute fraiche. Chaque fleur racontait soit l’histoire d’un baiser volé, soit d’un baiser donné. Elles n’étaient pas d’accord entre elles et les conversations pétalaient sous leurs plus beaux jours. Les abeilles étaient prises à parti mais ne pensaient qu’à leur but inné : butiner. Peu leur importait ces serments à sornettes ! Le travail d’abord !... elles ne parleraient dard ou d’art que le soir, bien serrées autour de l’arène. Le baiser ! En... [Lire la suite]
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01.06.09

Plage en Manche.

J’ai profité de la plage en toute liberté. Personne pour m’entendre, personne pour barrer mon chemin. Je l’ai découverte par son nord, par le chemin côtier. Cette façon de découvrir un endroit devrait être obligatoire ! Je m’y suis promené au moins une fois par jour ! J’y ai appris à ne rien faire, à me laisser guider par le vent, les vagues, les nuages.   J’ai pensé à ceux que j’aime, à ceux que j’ai aimés, à ceux que j’aimerai demain, ou après-demain…   Il y a des mots que je garde pour moi. Rien que pour... [Lire la suite]
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29.05.09

Content du Cotentin, premier sentier.

Ce brave diésélito avait ronronné tout au long de mon chemin, sans la moindre expectoration. Il m’a emmené sans rechigner, toujours fidèle, jusqu’à la presqu’île.    J’avais déjà foulé cette terre du bord de mer, un peu de cette petite Irlande où l’air est si différent… Je m’étais promis d’y revenir.       J’ai d’abord voulu savoir ce que le chemin côtier avait à me dire. Juste de quoi poser les pieds, des herbes drues, des buissons grouillants, et un bon sens de l’équilibre.     ... [Lire la suite]
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08.05.09

Évasion de Mai

Les valises se sont fermées toutes seules, elles contiennent si peu. Un pantalon rétréci, un APN, une brosse à dents, une vieille chemise indestructible... Je pars deux semaines au moins. Diésélito va m'emmener au bord de la mer où, avec un peu de chance, j'entendrai les murmures des sirènes et les histoires sans fin des vagues. Je laisse mes soixante quatre mètres carrés se reposer, ils ne me subiront pas et s'en trouvent heureux. Je te les confie, passager de ce blog, prends en soin. Ils ont besoin qu'on leur parle, qu'on leur dise... [Lire la suite]
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01.06.08

Les pieds dans l'eau...

La matinée était accueillante et j’en avais profité pour moissonner quelques photos. Cette fois-ci, j’avais mon APN. Je t’avoue qu’il n’y a pas longtemps encore, j’ignorais la signification de ces trois lettres. APN, Appareil Photo Numérique.Pieds nus et tête au vent, je m’imbibais voluptueusement, voire charnellement, de toutes ces sensations qui se laissaient capturer sans opposer la moindre résistance.Je fredonnais « Le vent dans mes cheveux blonds, … ». De quoi faire rire les mouettes de passage. Mes... [Lire la suite]
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29.05.08

Sur un rai...

Les vagues ont laissé leurs pas afin que je puisse y mêler les miens. Elles sont venues nombreuses en cette nuit où la lune a bien voulu m’accueillir sous sa vapeur de plume. La marée a coulé sans bruit par delà l’horizon et l’obscurité muette a posé ses sceaux de coquillages vides. J’entends encore soupirer quelques vaguelettes lointaines meurtries par quelques chagrins méconnus des terriens. Un reflet moite s’égare dans les dernières eaux de l’océan endormi. Juste un creux négligé par les laborieux ressacs ressassés.... [Lire la suite]
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19.05.08

Je marchais sur la plage

Je marchais sur la plage et je me demandais ce que je serais devenu sans toi…Je ne savais pas où j’allais, je papillonnais le long de mon chemin sans prendre garde aux lendemains. Le cadran de ma montre était fixé à mon regard pendant les heures de travail et n’était plus rien en dehors. Pas même un hoquet.Tu m’as appris sans le vouloir une montagne de choses sur le monde des gens qui nous entourent. Je ne les perçois pas toujours à ta façon mais c’est un autre rayon qui les éclaire. Et ça me plait. Tu as su me prendre la main... [Lire la suite]
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15.05.08

Les travailleurs de la Mer. Gouville-sur-Mer

Surprise. J’étais persuadé de découvrir un rivage tranquille, loin de la ville. Loin de la ville, je l’étais. Un essaim de tracteurs nichait sur la plage. Les Travailleurs de la mer occupaient les lieux. Ils s’aidaient des machines pour déposer et reprendre leurs embarcations, leur outil de travail. Une curieuse rencontre de pas d’homme, de traces de roues, d’algues oubliées par la marée, de rochers émigrés. Le sable ne bronchait pas et les roues faisaient trempette sans mot dire. La marée filait vers... [Lire la suite]
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