vendredi 20 novembre 2009
deux mains, des lobes...
J'ai fouiné dans les recoins de mon ordinateur et j'ai retrouvé ceci. Ça m'a beaucoup plu! Je ne sais pas ce que tu en penses mais, en ce qui me concerne, c'est toujours d'actualité!
Je me frottais les mains car j’avais froid. Chacune des deux pourrait en raconter à l’autre.
Gaucher, j’aurais pu dire que la droite était plus gauche que l’adroite. Droitier, je pourrais dire je suis moins gauche de ma main droite, la plus adroite. J’avoue que ma gauche n’est pas maladroite non plus.
Mais je m’y perds…
Combien de fois ai-je tendu la main ? Combien de fois l’ai-je tendue pour dire « Viens ! Je vais t’aider ! » ? De bon cœur, j’ai fait le maçon ou le conducteur, le manœuvre ou l’infirmier, le jardinier ou le déménageur, le manutentionnaire ou le peintre, l’homme à toute aide à toute heure.
J’ai offert ma main pour être confident ou simplement être présent.
Aujourd’hui, j’avais besoin d’un minuscule petit coup de main. On m’avait dit « Tu peux compter sur moi ! » …
On m’a dit « Ça ne m’arrange pas ! ».
Alors ma main (Vous savez ? L’adroite » !) s’est vue soutenue par l’autre (Vous savez ? Celle dont on parle moins !). Elles se sont entrelacées en toute simplicité.
Les voilà.
vendredi 13 novembre 2009
Amour et Ovalie.
Et lui qui me tient, qui me protège…
Mais ? Mais ?...que fait-il ?
Il va…oh non ! Il me jette entre leurs pieds ! Ils sont au dessus de moi ! Ils me regardent !...
Ils
disent du mal de moi ! J’en suis sûre ! Moi qui rêve d’être une boîte
de petits pois toute ronde et brillante, bien étiquetée, j’en vois des
gros qui m’écrasent, me chahutent, me bousculent, me rattrapent, me
talonnent, m’invectivent, me pourchassent, me poursuivent, me
harcèlent, me tourmentent…
Et l’autre là, le grand siffloteur, tu
ne vois pas qu’on agresse une pauvre balle ovale ? Tu ne vois pas
qu’une bande de sauvages m’agresse ?
Et puis l’autre là ! Le grand vaurien au maillot bleu ! Oui ! Oui ! Toi !...
Mais
il m’a repris dans ses bras ! Il m’aime ! J’en suis sûre ! Il court !
Il accélère ! Il virevolte ! Il zigzague ! Il s’envole ! L’amour le
rend fou ! L’amour lui donne des ailes !
Il m’aime ! Je l’aime ! Je succombe !
Il m’a prise dans ses gros bras pleins de gros muscles ! Il court il court ! Nous fuyons ensemble ! C’est merveilleux !
Il plonge dans l’herbe épaisse, me tient fermement et…m’embrasse sous les acclamations de la foule en délire.
samedi 7 novembre 2009
Les Pommes se cachent pour mûrir...
Dans le grenier de Gégé, les pommes se cachent pour
mûrir. Cet endroit en est si parfumé que les arômes se faufilent dans
les autres pièces de la maison. Il m’est impossible de me passer de
cette ambiance.
Les jours qui suivent la récolte se ratatinent
comme la peau des fruits. Novembre les joue en anti-mars. Et s’ils
n’ont pas de rides c’est parce que la cheminée crépite. Les heures de
l’amitié partagée, racontée, donnée, reçue et rendue se blottissent
dans les recoins oubliés par l’été. Elles sonneront très bientôt sous
un nouvel éclairage au son des bûches qui se consument.
Offerte
par le retour de l’automne, cette atmosphère fruitée s’insinue partout.
Du grenier, les parfums voyagent ainsi, se glissant dans les endroits
les plus improbables. Alors, de temps à autre, grisés, l’un d’entre
nous lance un trait.
-I’a d’la pomme !
-ouais !...I’en a !
-T’es trognon ce soir !
-Complètement pommé !
Et d’autres virtuosités lexicales d’une richesse inénarrable.
Si tu savais combien de fois notre entourage émet une réflexion très philosophique du genre : « Pffff…! » suivie d’un magistral « Et ça les fait rire ! »
Oui ! On rit de tout parce que nous ne sommes pas n’importe qui l’un pour l’autre !
Et tu vois, ce qui me fait rire ce soir, c’est que tu as réussi à me lire jusqu’au bout.
Les p’tits bonheurs se cueillent quand ils passent.
S’ils passent, c’est qu’ils sont mûrs !
Alors, fais comme moi ! N’hésite pas ! Croque !
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samedi 31 octobre 2009
Le banc de pierre est vide...
Le banc de pierre est vide. Un immense abandon s’habille de parfums du
soir, préparés par les ardeurs d’une journée ensoleillée. Ces
exhalaisons qui se colorent de paix, de tendresse, de calme, de
quiétude. Mes pensées s’imprègnent de ces couleurs que je suis seul à
percevoir en ces lieux.
Au-delà du charme pyramidal arrive sans
bruit une chauve-souris enjouée. Ivre de joie de vivre, elle pirouette
dans mon ciel et se gave sans modération de quelques insectes
téméraires. Je me demande souvent où elles peuvent se nicher. Je sais
qu’il existe des nichoirs spécifiques, il faut que je me renseigne.
Je suis assis sur le banc de pierre.
Les
dernières lueurs du jour abreuvent les nuages qui osent à peine frôler
les limites marquées par un horizon rougissant. J’aime être surpris par
des oiseaux qui passent hâtivement, pressés de rentrer au nid.
Un vol silencieux.
Un vol qui ne laisse aucune trace dans la mémoire des hommes.
Ce soir, mon Gégé fermera les volets bleus pour mieux apprécier la paix
retrouvée dans ses montagnes. Les murs de pierre lui assureront chaleur
et sécurité. Les flammes de la cheminée chanteront sans moi cette
fois-ci. La vie n’a pas toujours les couleurs des arcs-en-ciel qu’on
lui souhaite. Je le rejoindrai aux prochains beaux jours.
Je suis encore assis sur le banc de pierre.
La
nuit vient caresser la charmille engourdie. Le crépuscule excite trois
moustiques qui m’enrubannent la tête de rondes obsédantes. La nuit
dernière, l’un d’entre eux a tenté de goûter à ma personne mais un
sycophante de ses amis l’a dénoncé au dernier moment. Ce qui fait
qu’après quelques gestes épiques, deux anophèles se réveillèrent morts
à mes côtés.
L’affaire de l’oreiller sanglant à la Une du petit déjeuner. Point de tristesse ni de larmes.
Une journée de héros commence.
samedi 24 octobre 2009
La Dame au Chapeau Rouge
Un mardi. Un soir ou
presque. Mes godillots s’impatientaient à la porte. Le vent se hissait
en murmures jusqu’au bord du toit de la maison. La journée m’avait
offert une lumière si vivante que je ne pouvais la laisser me quitter
sans lui faire un petit signe, sans lui envoyer un dernier coup d’œil.
Je me rendis sur la côte ouest. Si tu savais comme mes pas sont légers dans ces cas-là !...
La mer déroulait ses écumes soigneusement et le vent enrubannait ses
humeurs d’attitudes amples et élégantes. Les rochers se laissaient
accoster de bonne grâce. Quelques herbes entêtées ébrouaient leurs
épis, heureuses de contribuer à la fête. Tout me ravissait : l’Océan,
les vagues, le vent, les herbes, les oiseaux, les rochers, les nuages.
Un tourbillon magique.
Je m’étais mis en tête de me trouver un
petit coin tranquille pour m’enivrer de toutes ces belles choses. Un endroit
qui ne serait qu’à moi ce soir. Je passais de rocher en pointe, de
crique en plage, indécis.
C’est une mouette plus rieuse que
d’autres qui m’a guidé. Me voyant perplexe devant cette immensité, elle
se posa sur une pierre qui pouvait me servir de dossier. Vite installé,
je me calais avec délice. Enfin !
J’étais « bien ». Juste ce qu’il faut pour bien se relaxer. Mais là, un peu sur la droite, un petit point rouge qui bouge…
Tu
me connais, je suis discrètement curieux. Je me suis approché comme le
feraient des chasseurs expérimentés. À pas de loup. (De loup de mer
bien entendu !)
La
Dame au Chapeau rouge s’était installée au bord de la falaise. Elle
s’apprêtait à peindre. Son matériel d’aquarelliste rationnellement
posé, le col de son manteau relevé, le couvre-chef bien enfoncé. Je me
tenais à bonne distance, je ne voulais pas qu’elle me remarque.
Son pinceau glissait au rythme des vagues qui déferlaient. Des
mouvements agiles, précis et gracieux. Mais pourquoi le vent ne
touchait-il pas à sa feuille blanche ? Semblait-elle enfermée dans une
bulle ?
Je n’ai rien dit. Je n’ai pas bougé. Ou si peu. J’ai à peine ombré le lieu.
Je me demandais comment un pinceau pouvait-il capturer un fragment de l’éternité de l’océan ?
Comment
la Dame au chapeau rouge, si petite et si fragile devant cette
immensité indestructible, pouvait-elle emporter un instant
d’authenticité ?
Je l’ai regardée, presque longtemps car le soleil cambrait la ligne d’horizon.
Sur
le chemin du retour, alors que je tournais le dos à la mer, j’ai trouvé
un coquillage. Juste un coquillage perdu par une petite sirène. Je suis
rentré à l’heure des encres noires, à l’heure où les étoiles s’écrivent
des histoires à dormir. J’ai posé le coquillage sur la table de nuit.
Ne trouvant pas le sommeil, je l’ai sans cesse appliqué sur mon oreille.
Mes yeux se sont imprégnés des silences et j’ai écouté les murmures secrets de la mer.
La coquille délivrait des chuchotements capturés par amour. La Dame au chapeau rouge avait capturé la lumière, le coquillage la chanson.
Et moi, je suis resté libre !
dimanche 18 octobre 2009
Clara.
Au lendemain du matin d’hier, à peine entoilé dans
le piège d’une épeire, j’ai pris mon courage et me suis avancé à peine
éveillé vers la grille du bout de l’allée. De la fenêtre de ma chambre
j’avais bien aperçu un petit objet blanc qui dépassait de la boite à
lettres. Je me demandais bien qui avait pu commettre cette irrévérence.
Un distributeur de publicités envahissantes ? Un préposé des postes
pressé ? Ou bien, ou bien…
Tu me diras que je n’avais pas à installer ma boite à lettres aussi
loin, je suis d’accord ! Mais j’avais confié cette installation au
compagnon de Gigi, ma voisine amoureuse des chevaux. Marcel ! Sacré
Marcel !...
C’est un gaillard bâti comme un colosse. Un solide « Ch’Ti » avec des
mains larges comme des pagaies et un cœur gros comme la plus haute des
Collines d’Artois. Toujours prêt à rendre service. Il s’était donc
proposé d’installer ma boite à lettres, une espèce de chose très
britannique aux couleurs voyantes que l’on m’avait offerte le jour de
mes…. (Ah ! Quand même !...).
Je lui avais précisé que j’aimerais l’avoir à deux pas de ma porte, afin de n’avoir à faire que peu de chemin.
Ma surprise fut énorme quand ce soir-là j’ai découvert l’ovni
multicolore solidement implanté près de la grille de l’autre entrée, le
pied noyé dans une demi-tonne de bêton. Cette allée n’était pas
desservie par le service postal qui déposait le courrier à la porte
principale, celle qui donne sur le boulevard. De l’autre côté de la
maison. Et depuis des années, la boite s’ennuyait… Sauf aujourd’hui!
Car, ce matin, il faut que je te l’annonce comme je l’ai reçu, mon Gégé
est grand-père pour la seconde fois ! Et comme un bonheur n’arrive
jamais seul, Titannick est grand-mère pour la seconde fois ! Ils sont
donc grands parents pour la deuxième fois ! J’ai lu cette nouvelle sur
un morceau de papier griffonné au stylo à bille vert :
« Clara est née !»
Délicat ce Gégé ! Ce fut le seul moyen qu’il trouva ce jour pour me prévenir de la naissance !
Une journée dont il se souviendra ! Crevaison, téléphone et Internet en
panne, embouteillage, mes portes fermées exceptionnellement… et bien
d’autres péripéties plus personnelles.
Un morceau de papier et un vieux stylo avaient fait l’affaire.
Rassure-toi ! depuis nous nous sommes parlés !
Clara va bien ! Gégé va bien ! Titannick va bien !
Et moi aussi !
vendredi 9 octobre 2009
Le silence reprit ses droits.
Le silence reprit ses droits. Le jardin renonça à dissimuler sa magie. Et ses mystères aussi.
Les
gouttes d’eau s’animèrent, se tournant les unes vers les autres. Elles
s’échangèrent des éclats d’argent, des clins d’œil retenus depuis trop
longtemps. Elles qui frémissaient en silence se mettaient à danser. Les
rumeurs de la ville les effleuraient à peine, celles de la campagne
toute proche les ensorcelaient bien plus fort.
La
nuit dégrafa son corsage, exposant les novas d’un ailleurs
inaccessible. Le banc de pierre se taisait. Devant toutes ces lucioles,
sa sagesse se dispersait en pensées si légères… Le jardin dans son
ensemble exerçait sur lui un hypnotisme croissant qui le faisait
glisser vers une félicité qu’il n’aurait jamais pu imaginer.
Au bord de la terrasse, un oiseau s’était hasardé, perdu peut-être. D’un bond il disparut dans la charmille.
Le
mur blanc pouvait se reposer. Heureux d’avoir reflété tant et tant de
soleil cet été, il se fondait dans l’ obscurité. Heureux d’avoir laissé
le lilas des Indes clôturer sa floraison en pleine gloire, il pouvait
enfin se délecter d’un peu plus de lumière de lune. Heureux d’être
parvenu au bout de l’été sans défaillir, il ne donnerait plus le
tournis aux abeilles leurrées par sa chaleur minérale.
Sous les
fougères, quelques violettes clandestines se jettent dans les bras
l’une de l’autre, espérant déjà un fringant printemps. leurs soupirs
s’entendent jusqu’à moi qui suis blottis sur le pas de la petite porte
de bois de chêne.
C’est un endroit merveilleux. J’y vois tant de choses.
Tu
n’es pas obligé de me croire mais quand la magie se manifeste, c’est
d’abord par ces soupirs inaudibles pour celui qui ne veut les entendre.
Puis c’est le tamaris qui balance ses branches, saluant les hôtes
secrets des lieux. Le mouvement des rameaux épouse le mouvement des
nuages qu’on ne voit qu’en mirage dans les flaques de la dernière
ondée.
La charmille cache les murmures des amours clandestines.
Des baisers d’oiseaux s’échangent. Des coléoptères amoureux s’échangent
un bruissement d’élytre et s’endorment, béatement.
Le minuscule bassin devient océan, charriant les aventures exotiques de quelques anophèles égarés.
Mais
l’herbe ? Que devient cette herbe autrefois si dense ? Elle redevient
ce qu’elle fut, tapis magique, moquette chlorophylle. Un peu de pluie,
juste un peu d’eau récupérée, quelques tendres câlins. Rien de plus...
Mais
il se fait tard, il me faut porter ce corps qui m’accompagne dans un
lit. Je me dois de l’inciter à se reposer. Il ne me demande que
quelques heures chaque nuit.
samedi 3 octobre 2009
Petit tour au jardin, 26 septembre.
Ça
et là, les perles ont été semées cette nuit par je ne sais quel
malicieux génie. Sur les feuilles effilées du bambou brasillent des
gouttes de pluie, fragiles et frémissantes.
Les coccinelles osent à peine y songer les yeux ouverts. Elles y
plongeront peut-être le bout d’une antenne, histoire d’entamer une
toilette sommaire. 
Juste à côté, quelques fleurs couleur soleil s’éclatent en coquetteries ultimes, désireuses de plaire en bouquet suprême. Se faire espérer, plaire et mourir heureuses. N’est-ce pas le rêve de toutes Belles ?
Les althéas tentent d’émerger en hissant haut des branches estivales de
bien faible notoriété. Rien ne leur servira de se hisser, les
trompettes automnales ont déjà sonné. Sais-tu que ces arbrisseaux
sèment leurs graines à mon insu et se régénèrent ainsi, discrètement
d’abord puis avec cette effronterie qui les caractérise ? J’en retrouve
partout ! Je les rempote avec les moyens du bord et les offre à qui
veut se laisser envahir les plates-bandes.Sympa le jardibricoleur, non
?
Mes
chaises s’ennuient un peu. Elles se mettent autour de la table mais
leur conversation tourne en rond. Elles ne savent toujours pas dans
quel coin se poser. Parfois, je leur tiens compagnie, quand elles
daignent accueillir le soleil et quelques degrés centigrades. C’est un
endroit que les papillons visitent, glissant leurs ailes fragiles où
bon leur semble. Ils savent qu’ils sont les bienvenus.
Dans un recoin, boudeur et bourru, mon vieil arrosoir attend le soir pour plonger son nez dans les affaires des hôtes. Il connaît tout. Il abreuve les uns, désaltère les autres, glougloutant à qui mieux-mieux. Il fait s’épanouir les secrets engourdis… Le plus souvent, je préfère l’abandonner dans les bras de la gouttière percée. Il se régale alors des incontinences du larmier. Son trop-plein de pluie étanchera la soif des gracieuses qui offriront leur corolle au sourire du jardinier.
Contre le mur du garage, le lilas des Indes parachève sa floraison
estivale. Il fut le roi de cet été, lui le chétif arbrisseau occitan
perdu dans mon septentrion.
« Jamais il ne s’épanouira chez toi ! » disaient les incrédules.
Je lui ai offert un mur immaculé, un été torride, une terrasse
accueillante et quelques heures de sieste. Il m’a remercié deux mois de
suite, du matin jusqu’au soir, acceptant ma compagnie et celles des
abeilles.
La
petite fée ne m’a pas rendu visite cette année. Son sourire s’enracine
dans les antipodes. C’est pour cela qu’à mon été il a manqué une
couleur. Une couleur qui s’est blottie pour quelques mois encore juste
derrière l’horizon. Aujourd’hui, mon jardinet entre dans son automne,
tranquille.
mardi 29 septembre 2009
Mes souvenirs d’école
Line m’a proposé d’écrire mes
souvenirs d’école. Je me suis posé devant mon clavier et j'ai laissé mes doigts
me raconter...
Je me souviens de mes premiers contacts avec l'école. Ce ne sont que les préliminaires
d'une longue histoire mais ils me reviennent toujours. Je te livre mes mots,
pas toujours riants.
Ce sont quelques lignes posées autrefois. Les souvenirs sont flous et
lointains. Tu peux les lire ici.






















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